Jeudi 3 Décembre 2009, 17 h – 19 h, CSTB Paris[1]

Archinov poursuit, en partenariat avec le CSTB, son cycle de "Cartes Blanches" placé sous le signe du développement durable. Nous invitons, cette année, des femmes architectes. Odile Decq a inauguré ce cycle de Carte Blanche au féminin.

L’architecture a-t-elle un sexe ? Vaste débat ! L’architecte est un mot neutre, mais se décline souvent au masculin. La pratique des femmes architectes est-elle différente ? Comment se positionnent-elles face aux enjeux du développement durable ? Comment abordent-elles la nécessaire évolution de notre métier, à l’ère de l’effet de serre et de la recherche d’économie énergétique ?

Après Odile Decq et Françoise-Hélène Jourda, Nasrine Séraji, Corinne Vezzoni et Brigitte Métra, nous donnons « Carte blanche » à notre dernière invitée de ce cycle « au féminin » :

Emmanuelle Colboc

Architecte diplômée en 1985, enseignante à l’école d’architecture de Paris-Belleville, Emmanuelle Colboc réalise des équipements publics (universités, collèges, écoles, hôpitaux, crèches etc) et des logements. Sa réalisation de 82 logements à La Courneuve a reçu le prix spécial du jury du Palmarès 2009 Habitat Architecture Environnement de l’Amo. Elle vient de remporter le concours de 123 logements sociaux durables à Nanterre, et a terminé le centre périnatal du CHU de Kremlin-Bicêtre, mis en service depuis mai 2009.

La question architecturale se situe au croisement des questions humaines, paysagères, techniques et économiques. Si l’architecte est souvent perçu comme « l’atypique », il a intrinsèquement ce rôle d’interroger la façon dont la question lui est posée. Cette attitude est vouée à rendre plus pertinente et plus pérenne la réponse. On ne construit pas un bâtiment pour le démolir ensuite. Accepter cette attitude est une perversion du rôle de l’architecte. Alors que la société avance aujourd’hui dans un rythme boulimique, l’homme a profondément besoin de se restabiliser.

Sans pastiches, sans faux-semblant, le lieu, l’espace, la ville sont façonnés par ces bâtiments habités. La pertinence de la réponse architecturale irradie de son ambiance sur l’espace public. Elle évite la banalisation de la réponse. Elle scande et hiérarchise les rythmes de la ville, elle résonne avec le paysage, elle est pour les autres : avec les autres, elle existe parce qu’elle est habitée.

Notes

[1] CSTB : 4 avenue du Recteur Poincaré, Paris 16e - Métro : Ranelagh – RER : Maison de la Radio