Nos partenaires

Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Créé en 1947, le CSTB est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministre du Logement, Direction Générale de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Construction.
Avec, pour finalité, l'amélioration du bien-être et de la sécurité dans les bâtiments et leur environnement, le CSTB exerce trois métiers complémentaires
- La recherche et la consultance appliquées à tous les domaines de la construction, y compris l'environnement urbain, la santé, les sciences de la communication, de l'économie et du social. L'expertise du CSTB vise à résoudre des problèmes d'intérêt public, favoriser les dynamiques d'innovation industrielle, architecturale et sociologique.
- L'évaluation, les essais et la certification sur les produits : é valuation de risques ; évaluation qualitative de produits et de procédés de construction innovants ; essais de matériaux et de composants ; essais acoustiques, thermiques, mécaniques, tests de résistance au feu ; certifications pour les produits innovants et traditionnels…
- La diffusion du savoir. Impliqué dans de nombreux programmes de recherche nationaux et européens, le CSTB occupe une position de leader dans le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication appliquées au secteur de la construction. Il propose à l'ensemble des professionnels du bâtiment une gamme complète de nouveaux services et produits d'information.
Associés à ses domaines d'expertise, ils lui permettent une approche globale du bâtiment, élargie à son environnement urbain, aux services et aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Avec ses filiales CertiVéA (pour la certification des acteurs et des ouvrages), ACOUSTB (pour les études d'environnement acoustique), CEQUAMI (pour la certification NF Maison Individuelle) Aérodynamique Eiffel (pour l'aérodynamique appliquée et l'aéraulique industrielle), le CSTB est un établissement à la pointe de l'innovation dans le domaine de la construction.
Weber et Broutin
Weber et Broutin, partenaire des concepteurs du bâtiment, innove en permanence pour décorer les façades, poser des carrelages ou traiter le gros oeuvre.
Avec l'intégration des préoccupations environnementales dans la recherche et le développement, les solutions traditionnelles à la chaux aérienne sont complétées par une nouvelle génération de produits qui conjuge les facteurs suivants : réduction des matières premières prélevées en carrière, intégration de matériaux issus du recyclage du verre, forte diminution des quantités d'emballages et des poids de matériaux à transporter, amélioration de l'ergonomie de la mise en oeuvre sur chantier.
Innovations 2006-2007
- "la solution environnementale des enduits monocouches" : weber.lite HR" enduit très dur et très allégé (16 kg/m²)
- "un mortier-colle fluide à faible consommation pour la pose des carrelages au sol" : weber.col max" (3 à 4 kg/m²)
Pour découvrir les innovations, sélectionner des aspects-colorés d'enduits de façades parmi une offre de plus de 750 décors ou trouver une solution spécifique à un chantier, weber et broutin met à votre disposition un site dédié aux prescripteurs.
L'Union Sociale pour l'Habitat
Clestra
La société Clestra est spécialiste et leader sur son marché de la
cloison amovible monobloc depuis 35 ans.
- Clestra: conçoit, fabrique et installe des cloisons amovibles et faux plafond monobloc.
- Clestra Services: dédiées au service de nos clients, déplace les cloisons amovibles en toute conformité des normes en vigueur.
Nos lignes de produits sont parfaitement adaptées à des configurations
architecturales anciennes ou récentes et permettent des
reconfigurations complètes de bâtiments sans compromettre les
performances initiales (acoustique, climatique, thermique, esthétique,
logistique, écologique et normative.
La conception MONOBLOC de nos produits leur confère de nombreux avantages :
- La pérennité de la cloison et de ses performances intrinsèques (acoustique, feu, esthétique) et ce, quelque soit la fréquence des démontages remontages.
- La simplicité de mise en œuvre, chaque élément arrive sur le chantier " fini d'usine " qu'il soit plein, vitré ou porte. Rien n'est construit sur le site, l'intervention sur chantier se résume à un simple assemblage des panneaux entre eux par simple clavetage.
- Une exploitation simple et rapide, donc économique, pas de poteaux, pas d'ossature, les panneaux viennent s'insérer entre une lisse haute et une lisse basse.
- Un stockage réduit à sa plus simple expression panneaux (plein, vitré, porte), lisse haute, lisse basse, donc une gestion de stock simplifiée.
40 années d'expérience dans ce métier nous ont permis de développer et
d'améliorer notre concept et nos performances ( PV Feu et acoustique
CSTB ).
Les principes fondamentaux d'une cloison amovible sont d'être simple,
fonctionnelle et efficiente. Un véritable outil au service de la
flexibilité de l'utilisateur.
Une entreprise qui vit est une entreprise qui change, évolue, se
développe. La cloison amovible doit impérativement permettre et
faciliter ces évolutions
Accueil
Archinov
Le mouvement des architectes et de leurs partenaires pour le développement de l’innovation
Association loi de 1901, créée en 1995, Archinov offre un lieu de réflexion et de débat à tous ceux qui pensent que l’innovation est une aventure partagée. Nos actions sont toujours guidées par le besoin d'échanges interprofessionnels propices à la créativité.
- Animer un dialogue permanent avec les partenaires publics et privés, fondé sur les échanges entre architectes, chercheurs, maîtres d’œuvre et autres professionnels pour mieux articuler recherche et pratique, pour réfléchir ensemble, en partant des usages de l’innovation.
- Organiser des manifestations et des rencontres conviviales pour débattre autour de la fabrication du cadre bâti.
- Définir et accompagner des projets de recherche et développement touchant l’évolution de la profession.
- Faire savoir en diffusant des connaissances auprès des professionnels les résultats et les implications des recherches les plus marquantes (publication, formation...)
ARCHINOV/SFA, 247 rue St Jacques 75005 Paris
01 42 74 34 15 | info@archinov.com
A noter
- Notre nouvelle adresse postale: ARCHINOV/SFA, 247 rue St Jacques 75005 Paris.
- Toutes les Cartes Blanches sont filmées. Vous retrouverez nos intervenants sur le site du Moniteur ou sur celui du CSTB.
- Notez les prochaines dates de CARTES BLANCHES: le jeudi 30 septembre et le jeudi 9 décembre.
Actualité
- Compte-rendu de la carte blanche à Jacqueline Osty le mardi 8 Juin 2010 en ligne prochainement
- La lettre n°32 est maintenant disponible au téléchargement!
- Compte-rendu de la carte blanche à Christian Devillers, « Ambiances Urbaines », est disponible
- La lettre n°31 est disponible au téléchargement!
- Compte-rendu de la carte blanche à Michel Cantal Dupart « Vers la nouvelle façon de penser la ville »
- Compte-rendu de la carte blanche à Emmanuelle Colboc « Vers une architecture habitée »
- Compte-rendu de la carte blanche à Corinne Vezzoni, « Vers une architecture à la rencontre du lieu »
- Compte-rendu de la carte blanche à Nasrine Seraji, « Vers une architecture de l’environnement bien tempéré »
- Compte-rendu de la carte blanche à Françoise–Hélène Jourda, « Vers une architecture citoyenne ».
- Compte-rendu de la carte blanche à Odile Decq, « Vers une architecture sans limite ». Pour visionner la carte blanche d'Odile Decq, cliquez sur le lien
- La lettre n°30 est en ligne
- Compte-rendu de la carte blanche à Alain Maugard: « Du bâtiment à la ville durable »
- Compte rendu de la carte blanche « i » à Pierre Paulot, au CSTB, avec Immobilière 3F: « Vers le partage d’une culture architecturale et environnementale ».
- Compte rendu de la carte blanche avec TRIBU, Alain Bornarel et Edith Akiki « Vers une exigence environnementale »
- Compte rendu de la carte blanche avec Philippe Madec, « Vers un autre usage du monde ».

- Le livre Ambiances, densités urbaines & développement durable est paru.. Ce livre est un outil très pratique pour enrichir le dialogue entre tous les acteurs du cadre de vie, et prendre en compte autant les désirs des habitants que les préoccupations environnementales. Ecrit à quatre mains : L’Association des Maires de France, Archinov (le mouvement des architectes pour l’innovation), l’Union sociale pour l’habitat et l’Unsfa (Union nationale des syndicats français d’architectes), cet ouvrage a été coordonné par Élisabeth Pélegrin-Genel, présidente d’Archinov, et François Pélegrin, président d’honneur de l’Unsfa, tous deux architectes. Retrouvez le communiqué de presse complet ici.
Conseil d’administration 2009
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Composition du bureau 2009
Président:- Elisabeth Pélegrin-Genel
- 01 42 74 34 15
- Patrice Bazaud
- 01 42 39 39 39
- Jean-Luc Chassais
- 06 79 29 83 63
- Philippe Barbier
- 01 40 24 17 25
- Christian Gérard-Pigeaud
- 01 60 62 13 51
- Francis Martin-Lavigne
- 01 42 80 48 07
- Nicole Fraineau
- 01 40 70 08 44
- 01 47 23 50 33
Présidents d'honneur
- François Pélegrin
- Didier Klinkammer
Groupes de Travail

Logement : urgences !
L’actualité de Noel nous conforte dans notre travail et nous incite à nous mobiliser encore plus fortement : Notre groupe réfléchit depuis deux ans à la fabrication d’un logement de qualité pour tous.
Plus de trois millions de personnes sont mal (ou pas) logées en France. Le déficit de logements est patent pour des populations en situation précaire ou en voie de précarisation, (SDF, mal-logées, personnes âgées, étudiants etc..).
Comment construire pour le plus grand nombre un habitat diversifié et durable ?
La réflexion centrale porte bien sur « un habitat pour chacun » ou encore « un habitat pour tous », sans distinction artificielle entre telle ou telle catégorie. Car les attentes en matière de logement sont les mêmes : urgence à trouver un logement décent, rôle majeur et structurant de l’habitat.
Cette demande immédiate de mètres carrés se heurte à des logiques économiques et politiques contradictoires, et tend à produire une réponse, par définition précaire, pour pallier les cas les plus dramatiques (ou les plus visibles). Le récent débat politique en est une illustration patente. Or la question de la pérennité est essentielle.
Comment construire vite, comment construire durablement ?
Il ne semble pas que des économies significatives puissent se réaliser sur le coût de construction, même si on n’a pas encore assez explorer la filière sèche. Par contre, on peut supposer que des économies sont à attendre par une densité plus forte pour répartir sur un plus grand nombre de logements le coût du foncier.Mais on construit 80 % de maisons individuelles. Pourquoi ? Comment faire évoluer les mentalités vers un modèle de ville compacte et dense acceptable par tous ? Comment construire du collectif qui répond aux attentes des Français ?
Proposer une offre densifiée ne pourra être accepté qu’à condition d’une réflexion sur le logement proprement dit, prenant comme point de départ les archétypes de la maison individuelle et les transposant à un habitat groupé.
Comment lutter contre la lenteur des projets sans réduire le temps d’études et de conception ?
Comment loger en urgence les plus démunis ? L’urgence est une manière de travailler. L’urgence est devenue un mode de pensée et d’agir. Il faut cependant se méfier de l’urgence durable et se souvenir de ce que disait Henri Lefebvre dans les années 70 : « on parle trop de l’habitat et pas assez de l’habiter. »
Habiter n’est pas si simple pour un public fragilisé et varié, aux itinéraires chaotiques, un accompagnement social est essentiel.
Les tentes sont une solution provisoire qui dure, faut-il se faire à l’idée que les boites genre algéco, les caravanes et autres mobil-home sont une réelle solution pour une période provisoire de deux à cinq ans ? Ne risque-t-on pas de pérenniser l’idée de nouveaux bidonvilles un peu plus propres, un peu plus confortables ? Mais n’est-ce pas mieux que la rue ou l’hôtel meublé ?
Enfin comment mettre en œuvre une politique efficace face aux pouvoirs des maires des 36 000 communes françaises ?
Face aux propositions démagogiques de maison à 100 000 euros ? Comment sortir du débat maison individuelle en accession et logement collectif en location ? Comment revaloriser la communauté de quartier, le voisinage, la ville, face au mythe de « l’entre-soi » personnifié par le lotissement éloigné ?
Il semble urgent de ne pas brader la qualité architecturale, et d’inventer de nouveaux modes d’habiter plus en phase avec notre époque (entraide, solidarité intergénérationnelle, évolution, recomposition des familles, mobilité, précarité), pour penser le logement mais aussi son environnement. Et utile de faire connaître et d’analyser ensemble des initiatives originales de toutes échelles. Elles ne peuvent pas être dupliquées tel que mais se révèlent fécondes et ouvrent des pistes pour produire du logement durable et de qualité.
Nous poursuivons au travers d’un groupe de travail cette réflexion collective et nous vous invitons à venir nous rejoindre
Adhérer

Pourquoi adhérer à ARCHINOV ?
Parce que demain ne sera jamais plus comme hier. Ce n’est pas une crise que nous vivons mais une profonde mutation. Ce n’est pas en ressassant les vieilles recettes que le secteur du Bâtiment s’en sortira. Il nous faut plus que jamais faire appel à l’innovation et favoriser le dialogue interprofessionnel. C’est pour cela qu’ARCHINOV existe. Réjoignez-nous pour prendre part à ses actions:
Bulletin
Société:
Nom:
Prénom:
Adresse:
Tél:
Fax:
Email:
Site:
Montant de la cotisation 2007
- Architectes:
- Jeune architecte: 40€
- Organisation professionnelle: 480€
- Chercheurs:
- Entité: 480€
- Enseignement:
- Enseignant: 40€
- Entité: 480€
- Partenaires professionnels:
Organisation professionnelle: 480€
Industriels et constructeurs: 850€
- BET:
CA <760 000 euros: 160€
A régler par chèque bancaire à l’ordre d’ARCHINOV
A envoyer à ARCHINOV, Nicole Fraineau, 25 rue Pierre de Serbie, 75 016 Paris
Une attestation sera délivrée à réception
N° SIRET 404 832 628 000 14
Réf. bancaire BARCLAYS ARCHINOV
Code banque 30 588; guichet 610 74
Compte n° 77897720801
Programme
Les vespérales d’Archinov
Les adhérents d’Archinov sont invités à une ballade architecturale le Jeudi 15 Mai prochain de 17 H à 19H dans le quartier Masséna (treizième arrondissement de Paris). Nous explorerons ensemble les nouvelles réalisations de ce quartier et terminerons notre périple par la visite de l’école d’architecture de Paris Val de Seine (architecte Frédéric Borel) où nous prendrons le verre de l’amitié
Contact et inscriptions par fax : 01 47 23 50 33 et par mail nicole.fraineau [at] mercatic.com
LUNDI 9 JUIN 2008 à 17 H au CSTB: Carte Blanche « i » comme innovation
« Vers le partage d’une culture architecturale et environnementale »
Avec Pierre Paulot, Directeur de l’architecture et de l’environnement à Immobilière 3 F.
Il inaugurera cette nouvelle formule qui se déroulera deux fois par an.
Notre objectif est de donner la parole à un maître d’ouvrage engagé dans une démarche de développement durable et d’ouvrir un débat avec les industriels sur des questions issues des enjeux environnementaux.
La parution du livre « Ambiances urbaines et densité » a pris un léger retard. La parution est prévue pour la fin du mois de Mai aux éditions PC.
A l’ère du réchauffement climatique, une réelle prise de conscience et une volonté d’action partagée par des acteurs de plus en plus nombreux se fait jour. L’étalement urbain est pointé du doigt.
Comment éviter cet insidieux grignotage d’espace, de temps et d’énergie tout aussi nocif pour la planète que pour la qualité de vie de chacun ?
Comment agir quand, par ailleurs, une écrasante majorité de Français déclare souhaiter vivre en habitat individuel ?
Comment convaincre les élus et les responsables politiques de changer les habitudes pour inventer d’autres ambiances ?
Comment leur dire que densité peut rimer avec urbanité et art de vivre ensemble ?
C’est de ce constat et de ces interrogations qu’est née l’idée d’écrire un livre à quatre mains. L’Association des Maires de France, Archinov, l’Union Sociale pour l’Habitat, et l’Union des Syndicats français d’architectes ont décidé d’unir leurs forces pour élaborer cet ouvrage collectif pédagogique.
Nous avons choisi de montrer quelques réalisations exemplaires qui s’inscrivent dans des contextes variés, village, habitat pavillonnaire, faubourg ou centre-ville. Certaines revisitent avec bonheur les expérimentations d’habitat intermédiaire des années 1970, d’autres s’inspirent du bourg ancien, d’autres encore redonnent une nouvelle vie à un patrimoine délaissé.
Toutes placent l’habitant au cœur d’une démarche citoyenne et l’envisage dans toutes se dimensions –résident, piéton, promeneur, cycliste, automobiliste. Toutes apportent un soin particulier au traitement des lieux publics, à la place de la voiture, aux espaces de transition entre le public et le privé, aux prolongements immédiats du logement. Toutes favorisent les échanges et la convivialité par des cheminements et des lieux de rencontre.
Enfin, nous avons souhaité faire de ce livre un outil pratique favorisant le dialogue entre tous les acteurs du cadre de vie afin de répondre autant aux désirs des habitants qu’aux préoccupations environnementales.
Programme 2007
En 2007, Archinov souhaite poursuivre des actions qui lui apportent une visibilité certaine, en liaison avec des partenaires, et participer à tous les débats qui nous semble fondamentaux aujourd’hui (logement, environnement durable, innovation, veille technologique etc.).
Archinov est, avant tout, un lieu convivial d’échanges et de débats. Ainsi vont être reprises, sous un format à définir, nos « cartes blanches» qui ont contribué à asseoir la notoriété d’Archinov.
La réflexion sur l’innovation passe par un questionnement sur les usages : Plusieurs manifestations seront organisées en 2007 par « le comité de pilotage » dans cet esprit.
Le groupe de travail « démarche environnementale, développement durable » présentera fin janvier son programme d’actions.
Nous inviterons dès le printemps prochain, nos adhérents à des ballades architecturales à vélos, rollers ou à pieds à Paris et en banlieue, et à la découverte de lieux insolites.
Si vous, (architectes, industriels, étudiants, enseignants etc..), partagez notre intérêt pour ces thèmes, rejoignez-nous pour travailler ensemble.
Dossier de presse

2010
« CYCLE AMBIANCES ET DENSITES URBAINES »
- Mardi 6 Avril 2010 Christian Devillers
Les échelles du développement durable en urbanisme : « du territoire au bâtiment »
Depuis la fin du XIX siècle, la division du travail s’accentue et il manque de la transversalité. C’est le projet qui permet cette nécessaire transversalité. Le projet, ce n’est pas une inspiration d’artiste, ni un geste souverain, c’est justement rétablir de la transversalité entre des logiques sectorielles pour faire des espaces habitables et du développement durable.
Le projet de Reims
Qu’est-ce qu’un territoire ? Une ville et ses neuf villes voisines, une métropole en devenir qui comprend un million d’habitants. Mais seulement la moitié habite en ville ou dans la banlieue proche et l’autre moitié habite dans les zones plus rurales. Et on oublie toujours la moitié de la population qui est loin de tout, des infrastructures et des équipements.
En effet, la question de la proximité est centrale. La ville s’organise autour de polarités dans lesquelles on compte 15 minutes à pied, 10 minutes à vélo pour accéder aux services quotidiens, il faut renforcer cette proximité partout. La mobilité est devenue un droit, et on observe qu’à chacune de ces échelles de proximité s’associe des échelles de mobilité qu’on mesure en temps. On a travaillé sur des coulées vertes, une armature verte qui manquait dans cette ville.
De même, on a réfléchit aussi à la production d’énergie pour passer de 5 % à 50 % en 2050 en énergies renouvelables, (géothermie, biomasse, chaufferie bois) qu’on pourra distribuer grâce aux réseaux de chaleur existants.
Le vrai problème c’est l’autoroute A4 qui traverse la ville, une situation très pénalisante, et appréciée pourtant des habitants qui aiment rentrer vite chez eux… On propose des boulevards circulaires et de coupler le tramway avec des stations de TER. C’est-à-dire d’utiliser la magnifique étoile ferroviaire de Reims. Il ne faut pas oublier qu’un des grands principes du développement durable, c’est l’économie de l’espace, c’est « rendre l’espace à l’usage ».
Rennes le projet SINE
C’est la création d’un quartier ou plutôt d’une petite ville de 40 000 habitants et 40 000 emplois.
Comment peut-on aujourd’hui penser une éco-cité ? La question de la centralité se pose ; Le projet s’appuie sur la géographie et l’histoire, sur les formes parcellaires, les cours d’eau, les haies bocagères, les chemins ruraux, l’existant, on a déjà la rue principale, une voie romaine qui a 2000 ans ! Ce n’est pas seulement une valeur sentimentale, ou de la nostalgie, c‘est toute l’histoire On a crée des champs urbains avec des agriculteurs sous contrat et le projet s’organise autour d’un arbre vert et de corridors écologiques et de la forêt, et non pas autour des lieux de mobilité.
On développe des ilots complexes mêlant collectifs, intermédiaires, et maisons, et différents types de financement pour favoriser la mixité sociale. Je pense que le collectif ne doit pas exclure le pavillon et vice versa.
Troisième exemple avec Orly, un site avec des terrains énormes et seulement cinq propriétaires ce qui simplifie considérablement la tâche, un réseau de transports et la volonté d’en faire un centre urbain et économique capable d’équilibrer la Défense et plus tard Roissy
L’enjeu est de permettre aux gens de travailler et d’habiter sur place : Contrairement aux idées reçues les villes nouvelles ne sont pas du tout un échec, 50 % des habitants travaillent dans la ville nouvelle. A Orly il s’agit de rétablir les continuités urbaines.
A Saint Denis, c’est un problème de requalification, de revalorisation d’un territoire en gardant l’échelle de la rue pour faire un quartier moderne qui s’appuie sur la morphologie et l’histoire, en récupérant le plus de choses, les tracés et les dimensions, les typologies : on ne jette rien.
Avec le concours de Bercy-Charenton pas encore jugé, c’est une problématique de logistique. C’est le dernier kilomètre à parcourir pour assurer dix pour cent des livraisons parisiennes avec des camionnettes propres. C’est aussi un enjeu du développement durable…
Christian Devillers parle ensuite, de Grenoble ZAC de Bonne qui a reçu le prix de l’éco quartier et de Ginko Berges du lac à Bordeaux (deuxième prix de l’éco quartier) : à chaque fois on retrouve une recherche de densité, une réflexion sur la centralité, les ilots complexes, les espaces verts pour fabriquer un cadre de vie agréable.
A Rouen on prévoit l’utilisation de la géothermie avec l’eau de la Seine pour éviter les problèmes de réchauffement ou de refroidissement d’une nappe d’eau (on renvoie l’eau à 19 ° et en hiver à 7/8 °). Dans ce cas précis on va essayer de se passer des réseaux de chaleur ce qui permet de construire et d’investir au fur et à mesure mais on va aussi montrer l’eau, remettre en valeur des petits canaux.
Il détaille ensuite un réaménagement à Villeurbanne, pour renforcer la centralité mise à mal par les grands centres commerciaux aux alentours. Ce projet présente la particularité de comporter une dalle plantée et conserve des rues directement reliées aux logements et bureaux sur la dalle. Densité et hauteur font parti du patrimoine culturel des habitants, on a pu continuer dans cette direction mais on a fait beaucoup, beaucoup, de réunions publiques pour les associer à la réflexion.
Christian Devillers termine sa conférence en nous montrant quelques immeubles de bureaux et en insistant sur leur évolution. Grâce à la prise en compte du développement durable, on peut renouveler complètement la façon de faire des bureaux. Aujourd’hui les promoteurs se tirent une balle dans le pied s’ils ne font pas des bâtiments performants. Ils acceptent les façades en relief, les protections solaires, les façades à double peau ventilée, l’éclairage naturel, y compris dans les circulations (50 % de l’énergie consommée c’est pour l’éclairage…) Eviter de climatiser les bureaux c’est possible, il faut de bonnes protections solaires extérieures et la coopération des utilisateurs bien sûr.
Il dénonce cette erreur de faire pas ou peu de fenêtres pour faire des bâtiments bien isolés, et refuse de faire moins de 20 % de surface vitrée par rapport à la surface habitable, car on a besoin de lumière et de soleil.
Partout il faut avoir le souci du détail pour une logique durable et sociale, faire des paliers et des halls éclairés naturellement par exemple pour que les habitants se rencontrent dans des lieux agréables et se battre en permanence contre la légende qui voudrait que la mixité sociale dans un même immeuble ne marche pas. Tout est une question d’échelle, il est plus facile de se parler quand on partage une cage d’escalier à six plutôt qu’à cinquante.
Nos métiers peuvent enfin renouveler leurs pratiques grâce au développement durable, on est obligé de se poser ou de se reposer beaucoup de questions sur le bâti, sur le quartier, la ville. Le résultat doit être un nouvel art de vivre. Il y a encore beaucoup de questions, la santé notamment qui n’est pas encore bien prise en compte.
Je suis optimiste, oui, mais inquiet toutefois par le suicide à petit feu des architectes. Ils ne sont plus ingénieurs, ni économistes, ils sont en passe d’abandonner le chantier et l’exécution et c’est très grave. S’ils ne réagissent pas, ils finiront par devenir uniquement des concepteurs de belles perspectives pour les permis de construire…
- Mardi 26 janvier Michel Cantal-Dupart
« Une nouvelle façon de penser la ville »
C’est peut-être un peu prétentieux comme titre mais il arrive un moment où on finit par avoir raison. On prêche dans le désert pendant des années et puis un jour ses idées sont reprises un peu partout. Il faut une certaine rébellion pour exercer ce métier et ne pas faire du copier coller : On accompagne une société qui évolue, on essaie de précéder les évolutions. Il s’écoule souvent 25 ans souvent entre le premier trait et le dernier ruban à couper, l’urbanisme c’est long, un aménagement c’est 5 mandats municipaux, alors qu’on est toujours dans l’urgence.
Les crises font avancer l’urbanisme. Dans les années 83, la mission Banlieues 89, c’était déjà une autre manière de voir, un certain pointillisme (disaient les gens de l’IAURIF), un souci du détail, tout cela allait à l’encontre du « geste architectural ».
L’urbanisme c’est un phénomène de cristallisation, une façon d’aménager un territoire sans présager de l’endroit de la première cristallisation, car celle-ci se fait de façon aléatoire. Qu’importe si on commence par une école, un équipement ou autres, à condition que chacun de ces éléments participe à un ensemble.
Les problèmes de la ville dépassent largement ceux du grand Paris. Nous ne sommes plus à une époque où la plus capitale était celle qui avait le plus d’habitants et le plus d’attractivité, l’échelle de valeurs a changé : Lagos est la troisième ville du monde…
Un autre problème préoccupant pour la ville, la mobilité et la santé publique, c’est la montée de l’obésité. On est confronté aussi à la vulnérabilité, à la fragilité des villes comme en témoigne cette photo prise le 11 Septembre 2001 à New York : des new yorkais stupéfaits qui regardent les tours s’effondrer.
La ville c’est quelque chose de permanent, portée depuis très longtemps, et la façon de faire la ville est trop souvent déplorable. Pour aider à la compréhension de la ville, on peut faire un parallèle avec les couleurs. L’œil ne voit que les trois couleurs primaires puis il mélange pour voir toutes les couleurs.
Dès le XVIII siècle on trouve des concepts assez modernes de la ville : Ces dernières ne sont pas toutes royales ou militaires, des visions démocratiques de la ville émergent de l’esprit des lumières. Il est résumé dans l’encyclopédie de Diderot, à la première page avec les fameuses trois colonnes de classement : Mémoire, Raison, Imagination. Et c’est bien sur ces trois piliers que s’appuie la ville même si le dictionnaire ne parle absolument pas de l’art de la ville. En voici deux exemples, à Nancy, au milieu du XVIII siècle, Emmanuel Héré projette l’extension de la ville dans les fossés, c’est de la rénovation urbaine avant l’heure. Pombal, en 1755, supprime l’enceinte de Lisbonne et ouvre la ville sur le Tage, une forme urbaine qui sera reprise ensuite partout…
La lecture psychanalytique est aussi riche d’enseignements avec les notions de Symbolique, de Réel et d’Imaginaire et la relecture de Freud par Jacques Lacan avec son célèbre nœud Borroméen : Si on retire un cercle tout s’écroule. A l’intersection des trois cercles, il y a le désir dit Lacan, le trou du désir. Et qu’est-ce que c’est que la ville, sinon du désir aussi ? Elle s’organise autour du désir : être là ce soir, ensemble, c’est parce qu’il y a du désir à partager.
Mais, comment on secrète le désir, quand on est face aux technocrates habituels avec des règlements, qui secrètent l’anti désir, l’emmerdement maximum ? Cette photo d’un trou dans le grillage est un chemin pour les écoliers, qui passent ici, qui reconstituent toujours ce cheminement même quand on leur condamne, car c’est le plus court chemin pour aller à l’école. Ce n’est pas le désir d’être à l’école au plus vite mais peut être celui de se lever le plus tard possible !
Faire la ville c’est faire que les choses aillent mieux, en alliant ces trois cercles, le patrimoine, les fonctionnements et les dysfonctionnements, et celui de la ville à faire et l’intersection c’est le désir, l’art de vivre.
Le grand Paris
10 équipes ont travaillé, entourées de 545 collaborateurs, ça ne s’était jamais fait, un véritable événement national avec une volonté politique forte qui va devenir rapidement un événement international.
Je vais expliquer notre travail en quelques points. Il repose sur ces quatre principes :
- Naissance et renaissances de mille et un bonheurs parisiens
- La ville sur la ville
- Maillage des transports en commun
- Intégration des zones urbaines sensibles
Premier point : Les lisières, franges, bords, interférences
On arrête Paris et on construit des « fronts de terre » qui regardent le paysage rural. Face au drame de la ville automobile où tout est à moins de quinze minutes en voiture, il faut trouver une alternative, se débrouiller, voir les choses autrement. Comme exemple, je prendrais le projet de Carthage, où nous avons fait un parc archéologique comme on a conçu le parc de Versailles, un cheminement dans la ville ancienne à moitié détruite. Ce parc archéologique n’est pas protégé par des lois et pourtant des années plus tard, il n’a pas été touché ni par l’urbanisation, ni par les bidonvilles.
Deuxième point : Les voies pistes et chemins
Regarder immeuble par immeuble pour reconstituer un habitat, à chaque fois trouver d’autres pistes qui s’appuient sur d’autres visions
Troisième point : Mobilité, réseaux connexions
Arrêtons de penser du centre vers le nord et du centre vers le Sud, la première ligne hypo-mobile de transport en commun desservait Madeleine-Bastille, par les grands boulevards, et si la ligne de métro numéro un a été dessinée pour l’exposition universelle, la ligne numéro 2 était un périphérique : Nation, Etoile par Barbés…. On a proposé une réorganisation du maillage avec l’aide de la SNCF, un maillage qui permette de ne pas passer par le centre.
Quatrième point : La transformation, le tissage et le métissage
La ville des urbanistes c’est une ville de zoning, de zones. On doit évoluer. Quand on observe, par exemple, les centres commerciaux et les parkings, on pourrait construire de l’habitat au dessus de ces derniers et ces habitants là iraient à l’hypermarché à pied, on pourrait ainsi réemployer, réutiliser des hectares et des hectares fermés le week-end, fermés pendant les vacances (hôpitaux, universités etc.)
Autre exemple, le travail merveilleux du Bauhaus avec un parallèle saisissant entre des tableaux du Bauhaus et des plans de « ville nouvelle ». Le Bauhaus a été formidable pour le design, la peinture, ou le mobilier mais désastreux pour l’urbanisme. Des formes harmonieuses peuvent fonctionner sur des tas de choses mais pas pour l’urbanisme.
Cinquième point : les quartiers, cités et grands ensembles. On ne peut pas laisser des lieux d’exclusion, il faut réfléchir aux enceintes qui produisent inclusion et exclusion, aux fantasmes d’île qu’on retrouve aujourd’hui dans des quartiers sécurisés et la résidentialisation.
Je dis toujours qu’il ne faut pas dessiner de « patates ». Tant que vous ferez des patates, dans votre tête ça n’ira pas, ça ressemble à des chaînes et ça enchaîne la ville, ça stigmatise des quartiers entiers.
Ainsi le plateau de Saclay ne peut pas être une réplique de la silicon valley. Dans cette dernière, il fait beau et on y mange bien, deux facteurs qui ont assuré son succès. Pour le grand Paris nous proposons de ne pas se cantonner au plateau mais de tirer parti des quatre vallées autour, de relier, de cheminer. Pas question non plus de faire un grand Paris sans un centre revalorisé. Il y existe des tours sans tête, une spécialité bien française au pays de la guillotine, nous avons cherché à les rendre plus drôle. Il n’y a pas de ville sans désir, mais il n’y a pas non plus de ville sans fête….
2009
ARCHINOV en partenariat avec le CSTB : « vers une architecture de bio-logiques »
A l’ère de l’effet de serre, la nécessité de préserver les ressources vitales de notre planète nous contraint à définir de nouvelles réponses. Quels sont les enjeux, les sources d’inspiration, les nouvelles formes, les nouvelles techniques ? Quels sont les grands axes de réflexion, les différents courants, les grands changements qui nous mèneront "vers une architecture de bio-logiques" ?
Pour répondre à ces interrogations, nous avons donné « carte blanche » à de grands concepteurs qui nous ont aidé à saisir les mutations actuelles.
Cycle de « Cartes Blanches au féminin »
- Mardi 4 juin Corinne Vezzoni
« Vers une architecture à la rencontre du lieu »
Oui notre agence se situe dans la Cité radieuse de Le Corbusier, un site fort, un emblème de Marseille qui par ailleurs a ruiné l’architecture de son histoire, efface son passé et toutes traces.
Pourtant je ne peux pas dire que je me revendique dans la lignée des modernes. J’ai un lien avec la ville et avec la Méditerranée très fort. Marseille est une ville ouverte sur l’horizon, sur la mer, une moitié de ville en balcon, en quelque sorte. C’est un support à l’imaginaire. Nous sommes des architectes méditerranéens dans ce rapport à la pente et au sol. Ici, à Marseille, le site écrase tout.
Qu’est-ce que le sol, qu’est-ce que l’appartenance à la matière ?
Je ne sais pas si je vais parler de développement durable. On a fait du mal à la terre, il y a beaucoup de culpabilisation. Si on est dans une attitude contritionnelle, on n’y arrivera pas. Il faut y prendre du plaisir et du bonheur.
Mon travail c’est comment dialoguer avec la pente, avec le territoire ? Qu’est-ce qu’on fait ? C’est la question du lieu. Il y a eu des traces avant nous, il faut les chercher, trouver les indices. La réponse sera là et pas ailleurs, ou comme le disait louis Kahn « ce qui sera a toujours été » C’est aussi de réfléchir à l’usage.
On ne fait que des concours publics, et à chaque fois, nous proposons d’autres usages complémentaires à l’usage premier d’un équipement, des ouvertures pour offrir des temps et des activités différentes à d’autres.
Je vais vous présenter une première série de projets dans une partie que j’ai appelé « Homomorphie » à l’image de cet animal qui prend la forme de son support mais parfois conserve sa couleur. Comment essayer de se lover dans des sites sensibles et fragiles, de rester en demi teintes, et que le projet soit le faire valoir du lieu.
Lycée HQE 1999 à Vence.
Tout l’enjeu se trouve entre la taille du lycée et la taille du tissu médiéval, comment éviter d’avoir un éléphant dans un magasin de porcelaine…
Comment rester au diapason du lieu, en s’appuyant sur les traces existantes, les restanques, (terrasses,) les cheminements, la forêt, la nature.
L’idée ici c’est de ne pas consommer de terrain que les riverains conservent la même vue. Chaque toit sert à un usage (cour, jardin) ou accueille les logements de fonction. Le bâtiment se fond littéralement dans le paysage. Les circulations sont couvertes mais ouvertes pour favoriser la ventilation naturelle.
SUPMECA école d’ingénieurs à Toulon
Toulon, dans un site massacré par les hangars des entrées de ville, l’autoroute etc. Nous avons gagné ce concours pour créer un pôle d’excellence universitaire sur un des derniers espaces naturels de la ville. Là encore c’est un travail sur la pente, on se met en partie haute pour avoir des échappées visuelles sur le mont d’en face et on ne touche pas à l’espace végétal. On respecte les cheminements empruntés déjà par les étudiants. On inverse l’usage en plaçant des activités sur le toit et on constitue une façade homogène qu’on voit depuis l’autoroute.
Un autre exemple, le lycée à énergie positive de Marseille
L’enjeu c’est comment évacuer la chaleur ? Comment ne pas fabriquer une bouteille thermos ? Un terrain vallonné avec l’église St Mitre, un village rue, de la campagne. Il s’agit de tisser un lien visuel entre la partie haute de la ville et la partie basse des lotissements. On a scindé le lycée en trois parties, le gymnase par exemple comporte une entrée basse qui dessert au lycée, mais il est utilisé aussi le week end par les habitants avec un accès en partie haute. Sa toiture terrasse accueille des activités sociales liées à l’église. Elle est dans le prolongement du parvis, à la même hauteur. L’accès du lycée est lui dans l’axe de l’église. On a canalisé l’eau qui coulait dans le terrain pour la réutiliser.
Un concours perdu une école internationale pour ITER à Manosque. On voulait mettre en valeur le site et le mont d’Or qui domine la ville, on s’est inspiré du Land Art, qui sculpte le végétal pour donner un signe depuis le ciel, depuis le mont, et on a proposé l’image d’une main. Dans chaque doigt il y a une école maternelle, primaire etc. cette main symbolisait le travail et les échanges des chercheurs de différentes nationalités qui venaient s’installer ici.
Dans la deuxième partie de mon exposé, que j’ai appelé « Homochromie», en référence à non pas l’adaptation à une forme, mais à la coloration d’un lieu, je voudrais vous présenter des projets qui, au contraire, s’affrontent au site pour amplifier le paysage.
Les archives départementales des Bouches du Rhône et la bibliothèque de prêt à Marseille, dans le quartier d’Euroméditerranée. Au sein de l’arrière port, un lieu de hangars dont la reconquête a été entreprise en 2000.
Nous avons gagné le concours parce que nous avions couplé les deux programmes dans un seul bâtiment.
Le site est très particulier avec l’autoroute qui passe sur un viaduc. On décide de s’implanter sur l’axe historique nord sud et de s’élever au maximum. Il y a une église désaffectée à côté et on se bat pour la conserver et lui redonner des usages sociaux car il ne reste plus aucune mémoire du quartier. On fait un plan masse en damier en dégageant un parvis devant l’église et un jardin public du côté d’un quartier, qui n’avait pas d’espaces verts. Ce plan en damier sera repris d’ailleurs pour la suite de l’aménagement de cette zone.
Le couplage du programme nous a permis de mettre en scène côté autoroute (sur la façade ouest, la pire avec le soleil, le mistral et le bruit) le bâtiment de stockage qui abrite 75 km d’archivage. Il est un peu à l’image des containers voisins du port et rouge comme eux. Toute la mémoire du département se trouve là. Il est encadré par des façades orthogonales (imposées) qui ménagent des échappées vues par les automobilistes et offrent des textures différentes du rugueux au lisse. On ne voulait pas tout donner à voir, c’est très important dans notre travail, les références aux vues, la lumière. Les archives sont donc dans une construction totalement fermée, une boite thermos pour maintenir la même température et éviter les vols. Ce stockage sert d’espace tampon pour la partie « chercheurs » et la bibliothèque qui se situent sur la façade Nord. C’est quelque chose d’assez radical dans sa lecture, par contre, le travail est plus souple à l’intérieur, côté salles de lecture : On a voulu éliminer tous les objets sur les tables et encastré les ordinateurs. On a gardé la même pierre à l’intérieur, y compris pour le mobilier, simplement elle est plus lisse.
Corinne Vezzoni nous a parlé aussi du musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille, avec une inspiration puisée dans le travail de l’artiste basque Chillida, du concours perdu des Archives du quai d’Orsay à la Courneuve où elle a proposé de faire référence à la ville et à la brique et de faire dialoguer l’ensemble, mais le maire ne voulait plus de cette brique et souhaitait au contraire tourner la page, et enfin du concours gagné puis annulé de la réhabilitation et de l’extension du palais des Festivals à Cannes.
Homomorphie ou homochromie, l’architecte travaille de la même manière, principalement en maquette, au début, à partir d’une analyse très fine du site, et des vues autour et aux alentours. Elle est toujours à la recherche d’indices et de traces qui vont guider l’élaboration de son projet. Elle cherche à maintenir un lien avec les anciens qui occupaient et travaillaient ce territoire, avec les riverains (pour elle ses constructions ne doivent pas les priver de la vue dont ils bénéficiaient) avec les habitants, avec les automobilistes qui ne font qu’apercevoir le projet. Et selon le site elle choisira de s’y fondre ou au contraire de l’affronter mais toujours dans un fin dialogue et un profond respect pour l’environnement. Surtout, elle interroge le programme et réfléchit à l’usage, aux autres usages possibles, pour apporter un peu plus que ce qui était demandé, (un jardin accessible aux riverains, un équipement scolaire utilisable aussi par les habitants) avec un soin particulier aux liaisons visuelles ou réelles (cheminements), aux vues (sur son bâtiment ou depuis l’intérieur). Le résultat est une architecture simple et naturelle. Evidente.
- Mardi 7 avril Nasrine Seraji
« Vers une architecture de l’environnement bien tempéré »
Je ne suis pas une guerrière ni une militante, plutôt une « cherchante » : Je suis quelqu’un qui réfléchit sur l’architecture, avec l’architecture, dans l’architecture, vers l’architecture…. Etre une femme a été à la fois un atout et un handicap. Pour pouvoir exercer en tant que femme, il faut avoir sa liberté intellectuelle et financière, sa « chambre à soi » comme disait Virginia Woolf mais c’est valable aussi pour un homme. Par contre, les différences de salaire et de statut entre homme et femme sont une réalité, et c’est une question politique, une question de société.
Je ne vais pas parler de « mon » architecture mais de « notre « architecture, celle produite à l’atelier, à plusieurs. J’emprunte le titre de ma conférence à Reyner Banham qui a écrit en 1969, 45 ans après le fameux « Vers une architecture » de Le Corbusier, un livre fondamental, The Architecture of Well-Tempered Environnement, hélas jamais traduit en français, qui traite de l’architecture bien tempérée, c’est-à-dire maîtrisée. A l’époque personne n’envisageait les choses comme cela.
A partir des années 90, l’architecture s’intéresse à l’information, à l’informe, à la forme, les discours changent, on entre dans l’environnement instable. La géométrie se complexifie, elle n’est plus euclidienne, et donne la possibilité de voir l’art de construire autrement. A la fin de l’été 2005, on se réveille avec les inondations de la Nouvelle Orléans et on se repose une série de questions qu’on avait mise en veille depuis les années 60. La crise donne une dilatation, un nouvel espace pour pouvoir travailler.
Il est toujours intéressant de regarder d’autres références comme ce tableau de Andréa Mantagna du XV siècle, la mort de la Vierge pour déplacer son regard, trouver une élasticité réflexive, une autre position, faire des allers et retours dans l’imaginaire.
Qu’est-ce que cela veut dire la durabilité ? Le développement durable c’est une réflexion sur la densification. Qu’est-ce que les tours nous apportent sur ce sujet ? On peut comparer les hauteurs, les formes. Il faut arriver à fabriquer un projet complexe dans une capacité globale, la densité c’est le débat d’aujourd’hui avec la question de la hauteur, du PLU pour quelle ville ? Il faut se poser les bonnes questions, être critique c’est-à-dire pouvoir regarder d’un autre angle, écouter d’une autre oreille, savoir changer de direction.
Quel vert ?
Quel vert est durable ?
Quelle durabilité ?
On est dans une période de crise de la pensée politique. Et le « vert » c’est essentiellement une question politique. Il faut repenser les choses, éviter le politiquement correct. Aujourd’hui la plupart de nos projets se résument à une surface verte, ou à une pensée dans une surface verte, ou encore à remplir des cibles. L’isolation par l’extérieur par exemple nous oblige à repenser le calcul des surfaces (Surface habitable et SHON) ou les réglementations sur le % de surface vitrée. A sortir de conventions ou de ratios réglementaires. On est dans la confusion.
L’étape nécessaire maintenant c’est le questionnement et la réflexion. On voit beaucoup de choses grâce à google earth, des choses assez banales, assez rigolotes et en même temps assez graves comme à Dubai avec son extension sur la mer et ailleurs.
Regardons aussi comment les autres regardent : Glenn Murcutt, par exemple, comment lui regarde. Il mène un travail de mise en abîme. Comment protéger des pommiers de la grêle ? Comment on protège quelque chose ? Comment voir autrement la toiture ? Dans cette maison la toiture protège et déverse l’eau dans un container. L’architecture n’est pas une forme pour la forme, mais une forme raisonnée qui va au-delà de la pédagogie du raisonnement. C’est le souci du détail, la capacité de changer d’échelle.
Pour revenir à la Nouvelle Orléans, Brad Pitt invite une série d’architectes à dessiner la maison de l’urgence. Elle comporte des panneaux photovoltaïques mais reproduit exactement le mode de vie américain, avec son barbecue, sans réflexion. Il y a là une dichotomie, une aberration, un oxymore.
Il faut sortir du moralisme du développement durable et pratiquer d’autres façons de regarder le monde. On raisonne en plan masse mais le plan masse ne suffit pas. Pour un projet chinois, une ville de la taille de Paris, on arrête de regarder en plan, on regarde en coupe : ce qui existait avant, ce qui peut exister plus tard, avec les saisons, le climat. On pense une série de programmation basée sur les capacités de cette géographie particulière.
A Vichy sur les rives de l’Allier un autre projet pour inventer un paysage autonome structurant le nouveau quartier du stade D’Aragon. L’enjeu c’est : Regarder le potentiel, récupérer ce qui a été perdu dans les années 60 et réinventer la géographie du site. Comment créer un paysage artificiel, utile, alors qu’on ne sait pas si la municipalité pourra financer son programme de 2000 logements ? En réintroduisant de la lenteur, des évolutions, des programmations différentes. Il s’agit de donner une autre temporalité à ce quartier, on démolira le stade ou on le gardera. On ne sait pas.
A Lyon sur un gros programme de logements suite à la démolition d’une barre on s’est appuyé sur le site, sur l’emprise des bâtiments existants, dans la continuité, on a gardé la même densité perçue très différemment.
Dernier projet celui de la RATP boulevard Jourdan avec une programmation mixte. On a réfléchi sur la ville dense. Comment une architecture peut se façonner par une série de contraintes et de regards sur ces contraintes. On a étudié les possibilités de l’ensoleillement, exploré, tâtonné, testé. Je ne sais pas comment faire les façades, c’est toujours un cauchemar pour moi. On essaye de raisonner, pour ne pas être obligé de composer et elles arrivent. On passe par l’expérimentation, on se demande comment vivre à l’intérieur 180 logements c’est une grosse communauté, comment vivre dans la cour située au troisième étage privée et à la fois publique.
Comment être THPE (label qui se calcule par des chiffres) et avoir une traduction en architecture qui va au-delà des chiffres et ait des capacités sensuelles et environnementales, qui répond aux usages ?
Pour se donner les conditions de « réinventer », Nasrine Seraji porte un regard neuf sur chaque site, sur chaque projet, le questionne, s’interroge sans cesse et regarde autrement la ville et l’urbanisme, dans une démarche singulière ouverte sur plusieurs champs et de nouvelles références.
- Mardi 3 février Hélène Jourda
« Vers une architecture citoyenne »
Depuis ma première carte blanche ici même, il y a dix ans, j’ai beaucoup évolué. Je suis architecte et j’ai la chance de ne faire que des projets développement durable, BBC, etc. c’est-à-dire de travailler dans mon domaine depuis toujours. J’ai une société EO.CITE qui réalise des cahiers des charges pour des éco-quartiers, des bilans, du conseil, etc. Et je suis enseignante à Vienne, je dirige un département sur architecture et développement durable, avec des contrats de recherches
Je parle beaucoup, je suis une militante du Développement Durable.
Mes convictions sont qu’il faut penser aux générations futures et préserver les ressources du sol, de l’air, de l’eau, des matériaux et bien sûr, mais en dernier, l’énergie
Il faut également penser à l’énergie grise, et privilégier le réutilisable ou sinon le recyclable.
Je suis une femme heureuse, très heureuse parce que les sujets sur lesquels je me battais depuis trente ans sont enfin devenus de sujets honorables, voire à la mode :
Au début des années 80 on travaillait dans une grande économie de moyens, c’était l’éoque de la chasse au gaspi, on était conscient des problèmes d’énergie et d’écologie
Puis il y a eu un tournant avec les grands chantiers du président, l’architecture prend un A majuscule, on construit de futurs monuments, on en oublie l’usage, pour qui et pour quoi on construit…
A cette époque, pour l’école d’architecture de Lyon, on a réalisé la première façade double peau avec l’idée de transférer l’air chaud d’une façade à l’autre. Elle n’a pas bien fonctionné mais j’en tire comme enseignement qu’il faut essayer à tout prix…
On a continué notre chemin avec des maisons en pisé, en brique, des maisons démontables, avec des éléments préfabriqués. A chaque fois, on teste, on expérimente.
Une vie professionnelle est faite de haut et de bas : dans les années 80/90 on avait une véritable difficulté à se faire entendre des maîtres d’ouvrage. Cela passait si on soignait notre discours en parlant par exemple, à propos de toiture végétale, de cinquième façade verte mais en laissant de côté les arguments purement écologiques. C’était un discours assez schizophrène. Aujourd’hui on peut parler, discuter. Dans ma pratique, ma responsabilité c’est de proposer à un maître d’ouvrage tout ce qu’il y a de mieux par rapport aux enjeux environnementaux, après il choisit, il accepte ou non, selon son budget, parce que évidemment il y a un surcoût. On négocie, on cherche un compromis.
Le retard français
En France, nous avons 18 ans de retard, je le mesure par rapport au centre de Herne Sodingen qui demeure un projet inégalé dans ses ambitions. Or, j’ai gagné l’année dernière en France un projet qui a les mêmes ambitions. Voilà, comment je calcule notre retard.
Mais on a une force en France avec notre caractère du « tout ou rien» et notre centralisation : On peut tout à fait rattraper notre retard. N’oublions pas que le Grenelle c’est inouï et totalement impensable dans n’importe quel autre pays. La prise de conscience a eu lieu, on peut désormais imposer, obliger, si on continue comme on est parti, on pourra prendre le leadership en Europe.
Je travaille avec les allemands et les différences culturelles sont énormes. La relation maître d’ouvrage/architecte est très difficile, surtout pour une femme, en Allemagne. Les allemands sont très en avance sur l’énergie mais sur les matériaux par exemple on a cheminé ensemble.
Les priorités du DD ne sont pas les mêmes. Sur le projet de Herne Sodingen, par exemple, l’enjeu était de construire la grande serre le plus vite possible pour que les ouvriers travaillent ensuite à l’abri. L’autre souci était de ne pas supprimer d’emplois dans les alentours par des systèmes automatiques (les carreaux ne sont pas nettoyés par des machines mais par des agents d’entretien)
Les charpentiers et moi
J’ai un amour immodéré du bois, il y a d’ailleurs plus de femmes dans la filière bois que dans la filière béton, le bois sent bon, il est doux, il est magique en terme de DD et puis il y a les charpentiers qui sont des gens exceptionnels qui savent vous parler. Charpentiers mais aussi menuisiers, acteurs de la filière sèche, ce sont des gens formidables qui vous comprennent. Si je le pouvais je ne ferais que des bâtiments en bois….
Je ne sais pas à quoi vont ressembler mes bâtiments quand je les dessine, je m’interdis de savoir, le bâtiment est le résultat de ma pensée et cette pensée s’élabore tout au long du projet, je n’ai pas d’idée à priori. Au départ mon bâtiment est laid après il devient beau : la beauté c’est le sens. Je suis mal à l’aise avec les concours, c’est un drame pour moi, je ne peux pas présenter des images du projet puisque le travail n’est pas fait, alors je montre des illustrations, mais pas des images du projet.
Je pense qu’il faut construire des bâtiments « biodégradables », anticiper des usages et des vies différentes et multiples. C’est pour cette raison que je suis contre la propriété artistique (pas pendant l’élaboration et la réalisation du projet bien sûr) mais après la livraison d’un bâtiment, il faut qu’il appartienne à tous, qu’on puisse le faire vivre, le modifier, l’adapter à de nouvelles problématiques. Il n’appartient pas à l’architecte : Quand on fait un cadeau on ne le reprend pas. Il faut toujours penser aux changements d’usage, je plaide pour des bâtiments pas trop épais de bureaux, 16 mètres ca va après on ne peut pas les reconvertir en logement si on a besoin.
Des bureaux à énergie zéro à Saint Denis
Le chantier du bâtiment énergie zéro à saint Denis va démarrer en mars. Il s’agit de bureau en blanc avec une maîtrise d’ouvrage privée et donc, une vraie problématique économique. Le commanditaire est sensible à la valeur patrimoniale. Je pense qu’on ne reculera plus par rapport aux enjeux et au Grenelle de l’environnement, la prise de conscience est là. On a été confronté au problème de la compacité pour minimiser les déperditions. On nous demandait aussi une référence à l’urbain, « un geste quoi, un peu d’architecture, madame Jourda ! ». On a travaillé sur l’enveloppe en dessinant des façades non pas verticales mais légèrement inclinées pour rejoindre les points de gabarit imposés.
Est-ce que les préoccupations environnementales et le souci de limiter les besoins briment la création, je ne le pense pas, non il faut penser autrement, explorer d’autres façons de faire. Bien sûr l’architecture explosée, les formes désarticulées c’est fini, le problème, c’est la compacité, tout est à réinventer à partir de là. Elle n’est pas évidente, pour le logement par exemple c’est difficile, il faut aussi faire des logements plus petits mais avec toutes les pièces parce que ça coûte cher, l’espace c’est bien, mais c’est du luxe. Dans ce projet, on a fait des balcons comme des passerelles suspendues pour éviter ponts thermiques, il faut innover en permanence.
Le sujet du développement durable est une grande chance pour les architectes qui doivent être des acteurs du développement et des citoyens encore plus responsables que les autres.
Le rapport Borloo
J’ai trouvé un interlocuteur attentif et engagé. Le premier rendez-vous, je suis restée 1 H 30 et je lui ai parlé d’énergie grise. Le problème n’est pas seulement l’énergie : tout le monde est convaincu par son expérience et son porte monnaie, de la nécessité d’agir. Les ressources sont de plus en plus rares tout le monde le sait. Il est urgent de se pencher aussi sur l’énergie grise, celle contenu dans ce qu’on importe, consomme, construit
Par exemple le Maroc exporte son sable et son eau. Du moins celle contenue et nécessaire (en grande quantité) pour la production des fraises et des tomates exportées. Les labels, les certifications multiples, je ne suis pas contre une évaluation mais actuellement c’est le bazar.
La démarche HQE c’est un outil qui a été particulièrement utile à ses débuts maintenant il faut aller plus loin. Elle ne valorise pas ceux qui font mieux. Il y a urgence à concevoir une véritable grille d’évaluation pour mesurer l’impact environnemental, l’empreinte écologique et sanitaire et pas uniquement l’efficacité énergétique.
On vient de gagner avec Philippe Madec un gros projet au Maroc qui a obtenu le soutien de WWF et Greenpeace. C’est un projet extrêmement ambitieux sur le plan énergétique avec l’idée d’être totalement autonome grâce aux énergies renouvelables et à des systèmes de pompage de l’eau avec de l’énergie solaire et éolienne pour fabriquer de l’électricité la nuit, quand on a besoin. J’espère qu’on arrivera à le faire.
La halle Pajol à Paris est aussi un projet très innovant et ambitieux en bois, totalement en bois. On ne pourra peut être pas tout faire mais au moins on aura essayé. On vise la RT 2005 moins 78 %. Et si on est encore meilleure on sera à énergie positive.
Le vrai enjeu bien sûr c’est la rénovation, qui représente 96 % du parc bâti. Dans le rapport Borloo je plaide pour un ravalement thermique, mais personnellement je ne fais pas de rénovation.
Il faut réfléchir à la valeur des bâtiments qu’on possède, on veut trop souvent démolir. On part de l’idée que la rénovation doit être moins chère que la construction. Mais pour une rénovation de qualité, il faut dépenser autant que pour une construction neuve et de toute façon, on aura économisé le prix de la démolition.
Je suis clairement contre les tours de grande hauteur et pour une ville dense, mixte et flexible. On ne sait pas faire des tours à 40 ou 50 kwh/an/m2. Les tours sont coûteuses en matériaux et en maintenance. Deux vigiles, en bas, qui surveillent l’accès unique à une tour, ça me pose des problèmes. On dit qu’on met des espaces publics tous les x étages et on occulte ce contrôle. C’est assez contradictoire.
Il faut arrêter de vouloir faire des bâtiments mieux qu’hier et mieux que demain, et rester humble. Je plaide pour une nécessaire culture du doute…
2008
En partenariat avec le CSTB
- Mardi 16 décembre 2008 Odile Decq
« Vers une architecture sans limite »
Les femmes architectes ? Il n’y pas de différence, le genre n’a pas d’importance, bien sûr, ça prend beaucoup de temps pour se faire reconnaître, car on vous parle avant tout de votre sens pratique et de vos compétences pour dessiner des placards ou des cuisines. Même dans les couples d’architectes, les rôles sont soigneusement répartis. La femme est toujours là derrière pour s’occuper de la comptabilité et de la vie quotidienne pendant que lui, tranquille, fait de la création ! Au sortir de l’école il faut être totalement inconscient et totalement déterminée à être architecte. Et encore plus si on est une femme. Moi, j’étais une forte tête. Diplôme en poche, elle s’installe à son compte : « je ne suis jamais allée travailler chez un monsieur » dit-elle, « et j’ai mis mon fameux sens pratique au service de l’architecture ».
Femme, architecte et bretonne, elle se revendique « un peu pirate, un peu corsaire » et commence son exposé avec une analogie : en mer, la ligne d’horizon est toujours devant vous, on ne l’atteint jamais mais on garde le cap, on négocie avec le vent, les courants pour aller vers cette ligne toujours repoussée. Faire de l’architecture, c’est pareil, on négocie avec la réglementation, les contraintes, les clients pour atteindre l’objectif, c’est aussi une aventure sur mer calme ou sur mer agitée, il faut être un peu flibustier.
On lui demande de parler de préoccupations environnementales mais pour elle, le développement durable est une évidence qui ne mérite pas de développement particulier. Elle a fait ses études pendant le premier choc pétrolier (six ans d’études dont quatre ans de grève…) et assimilé dès le début de sa carrière les enjeux environnementaux pour limiter le gaspillage.
Elle rend hommage aux anciens qui l’ont formé, Peter Cook, Claude Parent et les autres, à leur optimisme et à leur confiance en un monde meilleur. Ils ont toujours la foi, ils n’ont jamais lâché ! Dans les années 60 on croyait dans le futur, les jeunes d’aujourd’hui pensent que demain sera terrifiant. Moi je pense qu’on peut encore inventer le monde, que l’avenir sera meilleur demain.
Même si ici, contrairement à l’étranger, c’est de pire en pire : je hais le principe de précaution et je me bats tout le temps. Pour le FRAC de Rennes, j’ai mis un an à convaincre Socotec et à lever toutes les interdictions qu’on nous avait opposées. Il faut accepter de prendre des responsabilités et de prendre des risques pour innover.
Odile Decq a présenté ensuite ses projets en cours, le musée d’Art Contemporain de Rome, une extension d’un bâtiment existant (10 000 m2). On rentre sous une boite de verre et on circule par des passerelles jusqu’à un espace public situé en terrasse. Pour ce projet elle a déposé un brevet avec Simone Prouvé d’un verre feuilleté intégrant des tissages de fil en inox.
Red lace à Florence est un ensemble de logements sur un plan masse de Krier, architecte très historiciste. Odile Decq a déployé beaucoup de ruses et « d’escamotage » pour répondre aux contraintes, tout en les détournant. Le résultat est impressionnant par son évidence et sa simplicité. Ainsi les loggias et balcons non autorisés se dissimulent derrière des pergolas recouvertes de plantes rouges pour évoquer la brique (imposée).
Le FRAC de Rennes est une autre réponse à de multiples contraintes. Elle disposait de peu de marges de liberté et a dessiné un rectangle noir qui met en valeur l’œuvre voisine d’Aurélie Nemours et a beaucoup travaillé sur la lumière et l’éclairage nocturne pour créer une ambiance magique.
Elle travaille sur le restaurant GL Events Archipel à Lyon, (livraison en 2010), sur des navettes fluviales, ou sur le terminal maritime de Tanger (livraison 2011). Chaque projet fait l’objet de recherches formelles extraordinairement inventives et d’un souci sans faille en ce qui concerne les détails et les finitions. On retrouve au fil des réalisations le rouge et le noir qu’elle affectionne.
D’autres projets défilent, dont certains prennent les allures d’un conte de fée, comme la construction d’un tipi rouge déstructuré, un centre d’information à Shanghai, conçu quasiment exclusivement par mails, et qui a été réalisé comme elle l’a voulu ou sa rencontre avec Léonardo, jeune héritier richissime, qui lui commande un yacht extraordinaire où chaque détail est unique. L’aménagement s’inspire du loft et se configure différemment selon le nombre d’invités.
Il faut faire des choses complexes, lui avait conseillé Peter Rice, pour les obliger à avoir besoin de vous. Visiblement Odile Decq a retenu la leçon. Et cette complexité se décline à toutes les échelles. Du réaménagement d’un appartement, au dessin d’un bouton de porte ou à la conception d’une cabine téléphonique pour le hall de l’Unesco, en passant par le design d’une table ou d’un cendrier, tout l’intéresse, et tout est l’objet d’une même passion et d’un même enthousiasme. Le chien Victor bénéficie ainsi d’une niche rouge dont il est très content.
Nous l’étions également après ces deux heures d’échanges avec une « architecte-guerrière » (comme elle se définit elle-même) qu’aucun projet n’arrête !
- Mardi 7 octobre Alain Maugard
Du bâtiment à la ville durable
Président du CSTB pendant quinze ans, Alain Maugard a quitté ses fonctions le 6 septembre pour prendre la présidence de la section "Risques, sécurité, sûreté" au Conseil Général de l’environnement et du développement durable. Il a joué un rôle majeur dans la promotion de l’innovation dans le bâtiment et développé l’intégration de solutions pour faire face aux problématiques liées au changement climatique, notamment en termes de santé, d'énergie, de sécurité…
La carte blanche du 7 octobre traite, bien sûr de bâtiment, mais surtout du quartier et de la ville durable, de la place de la civilisation urbaine dans le futur, d’empreinte écologique et de densité, du périurbain et des transports, de la nécessaire révolution dans la gestion des villes pour faire face aux défis actuels et permettre à chacun une vie quotidienne de qualité tout en limitant le gaspillage des ressources et d’espace.
Nous avons souhaité que cette Carte Blanche, un peu spéciale, réunisse les anciens participants des cartes blanches Archinov/cstb de 1995 à 2008:
Edith AKIKI, Paul ANDREU, RH ARNAUD, Arnaud BICAL, Alain BIRAULT, Jean-François BLASSEL, Jean-François BONNE, Alain BORNAREL, Patrick BOUCHAIN, Pierre BOUDON, A. BRETAGNOLLE, Yann BRUNEL, Jérôme BRUNET, Philippe CHAIX, Jean-Marie CHARPENTIER, Dominique CHAVANNE, Paul CHEMETOV, Michel et France CLER, Claude COSTANTINI, Laurent COURCIER, Jean COURTOIS, Claude DAMERY, Jean-Marc DANIEL, Pierre-Michel DELPEUCH, Jean-Marie DUTHILLEUL, René ELADARI, Jacques FERRIER, Jean-Marie FINOT, Laurent-Marc FISCHER, Edouard FRANCOIS, Bruno GAUDIN, Christian GERARD-PIGEAUD, François GRETHER, Franck HAMMOUTENE, Christian HAUVETTE, Bruno-Jean HUBERT, Hélène JOURDA, Bernard LAJOUANIE, Florence LIPSKY, Jean-Claude LUTTMANN, Michel MACARY, Philippe MADEC, Rémi MARTINELLI, Jean-Robert MAZAUD, Jacques MICHEL, Nicolas MICHELIN, Marc MIMRAM, Yves MONNOT, Pierre PAULOT, Pascal PINGEON, Jean PISTRE, Dominique QUEFFELEC, Michel REGEMBAL, Bernard REICHEN, +Pierre RIBOULET, Martin ROBAIN, Philippe ROBERT, Pascal ROLLET, Jacques ROUGERIE, M. ROY, Alain SARFATI, +Eric SAULNIER, François TAMISIER, R.TISNADO, Denis VALODE, Claude VASCONI, Bernard VAUDEVILLE, Gilles VEXLARD, Jean-paul VIGUIER, Aymeric ZUBLENA
- Juillet, parution du livre « Ambiances urbaines et densité » aux éditions PC.
L’Association des Maires de France, Archinov, l’Union Sociale pour l’Habitat, et l’Union des Syndicats français d’architectes ont décidé d’unir leurs forces pour élaborer cet ouvrage collectif pédagogique.
A l’ère du réchauffement climatique, une réelle prise de conscience et une volonté d’action partagée par des acteurs de plus en plus nombreux se fait jour. L’étalement urbain est pointé du doigt. Comment éviter cet insidieux grignotage d’espace, de temps et d’énergie tout aussi nocif pour la planète que pour la qualité de vie de chacun ? Comment agir quand, par ailleurs, une écrasante majorité de Français déclare souhaiter vivre en habitat individuel ? Comment convaincre les élus et les responsables politiques de changer les habitudes pour inventer d’autres ambiances ? Comment leur dire que densité peut rimer avec urbanité et art de vivre ensemble ?
C’est de ce constat et de ces interrogations qu’est née l’idée d’écrire un livre à quatre mains. L’Association des Maires de France, Archinov, l’Union Sociale pour l’Habitat, et l’Union des Syndicats français d’architectes. Nous avons choisi de montrer quelques réalisations exemplaires qui s’inscrivent dans des contextes variés, village, habitat pavillonnaire, faubourg ou centre-ville. Certaines revisitent avec bonheur les expérimentations d’habitat intermédiaire des années 1970, d’autres s’inspirent du bourg ancien, d’autres encore redonnent une nouvelle vie à un patrimoine délaissé.
Toutes placent l’habitant au cœur d’une démarche citoyenne et l’envisagent dans toutes se dimensions –résident, piéton, promeneur, cycliste, automobiliste. Toutes apportent un soin particulier au traitement des lieux publics, à la place de la voiture, aux espaces de transition entre le public et le privé, aux prolongements immédiats du logement. Toutes favorisent les échanges et la convivialité par des cheminements et des lieux de rencontre. Enfin, nous avons souhaité faire de ce livre un outil pratique favorisant le dialogue entre tous les acteurs du cadre de vie afin de répondre autant aux désirs des habitants qu’aux préoccupations environnementales.
- Lundi 9 Juin, Pierre Paulot Immobilière 3F
Vers le partage d’une culture architecturale et environnementale.
Nous avons initié une première nouvelle formule : « carte blanche « i » comme innovation, « i » comme industriels, « i » comme invention, « i » comme intentions ….. Pierre Paulot a inauguré cette nouvelle formule qui se déroulera deux fois par an. Notre objectif est de donner la parole à un maître d’ouvrage engagé dans une démarche de développement durable et avons ouvert ensuite un débat avec les industriels sur l’art et la manière de partager une culture architecturale et environnementale, avec Alain Birault du groupe Lafarge, Christian Gérard-Pigeot de Weber et Jean Courtois de Aldès.
- Jeudi 15 Mai, ballade architecturale
Les vespérales d’Archinov
Les adhérents d’Archinov ont été invités à une ballade architecturale dans le quartier Masséna (treizième arrondissement de Paris). Nous avons exploré ensemble les nouvelles réalisations de ce quartier et avons terminé notre périple par la visite de l’école d’architecture de Paris Val de Seine (architecte Frédéric Borel).
- Jeudi 10 Avril, Alain Bornarel et Edith Akiki, TRIBU
Vers une exigence environnementale
Après les interventions de Denis Valode, François Grether, Patrick Bouchain, les architectes d’ADP, Philippe Chaix, et Philippe Madec, nous avons eu le plaisir d’avoir un 7e invité : TRIBU. Technique Recherche Innovation pour le Bâtiment et l’Urbain a aujourd’hui 22 ans. Le bureau d’études, d’abord axé sur les économies d’énergies se spécialise très vite sur les questions environnementales et de développement durable. Ils nous ont fait partager leur expérience tant du point de vue AMO que du point de vue de la maîtrise d’œuvre, leur collaboration avec des concepteurs pour conjuguer la qualité urbaine et architecturale avec le « bio-climatique », les enveloppes « passives », les techniques à préoccupation durable complexes et leur engagement pour mettre en place une exigence environnementale partagée par tous et au service de tous.
- Jeudi 7 Février, Philippe Madec
Vers un autre usage du monde
Architecte, urbaniste et professeur, auteur de nombreux essais sur l’architecture et du merveilleux conte « le coyote, le petit renard, le geai et le pou », Philippe Madec, mène depuis longtemps une réflexion sur les notions de contexte et d'environnement. Il a écrit notamment pour le Conseil Economique et social, en 2006, une contribution « à une approche plus culturelle de l’énergie et du développement durable ». Philippe Madec nous a parlé de son métier et de son engagement pour une architecture éco-responsable et développera les thèmes qui sous-tendent sa pratique: la culture, le quotidien et le partage.
2007
En partenariat avec le CSTB
- 24 octobre
A l’ère de l’effet de serre, la nécessité de préserver les ressources vitales de notre planète nous contraint à définir de nouvelles réponses. Le cinquième invité de ce cycle « Architecture et effet de serre », est l’Architecte Philippe Chaix.
Quels sont les enjeux, les sources d’inspiration, les nouvelles formes, les nouvelles techniques ? Quels sont les grands axes de réflexion, les différents courants, les grands changements qui nous mèneront "vers une architecture de bio-logiques" ?
Depuis le Zénith de La Villette en 1984, l’agence Chaix et Morel a construit de nombreux équipements culturels et sportifs, et des édifices tertiaires comme l’Avancée du Technocentre Renault, la nouvelle Ecole des Ponts et Chaussées, ou la Maison de la région Alsace à Strasbourg ; une démarche environnementale approfondie de maîtrise de la lumière et de gestion des énergies a orienté les choix architecturaux. La rénovation du Petit Palais a été terminée récemment.
- 26 septembre
Hors frontières : « Vers une architecture d’ailes et de racines » Le quatrième invité de ce cycle "Architecture et effet de serre" sont les architectes d’Aéroports de Paris. Pierre Michel Delpeuch – François Tamisier – Dominique Chavanne.
Les architectes d’Aéroports de Paris abordent le nomadisme moderne, après la verticalité des tours, (Denis Valode), l’horizontalité de la ville, (François Grether), et l’architecture démocratique, (Patrick Bouchain).
Il est possible, grâce à Internet, de se parler en horaires décalés d’un pays à l’autre et de travailler ensemble sur un même projet en trois huit sur trois continents. Si de nombreuses activités s’accommodent aujourd’hui de la dématérialisation, rien ne peut toutefois remplacer la réalité d’un contact, seul garant d’une relation durable. Le déplacement physique, via le transport aérien, est toujours, (et pour encore longtemps), une nécessité incontournable.
Si l’on comprend qu’il est impératif d’en diminuer les consommations de carburants, les autres composantes d’un voyage aérien peuvent-elles être de Haute Qualité Environnementale ?
- 19 juin
"Vers une architecture démontable et mobile ?" - Le troisième invité de ce cycle "Architecture et effet de serre" est Patrick Bouchain, architecte.
Après la verticalité des tours, puis l’horizontalité de la ville, Patrick Bouchain aborde une dimension fondamentale du développement durable, trop souvent occultée : l’inscription d’une architecture dans le temps. Durée de vie, pérennité… A la question "pour combien de temps ?", Patrick Bouchain répond nomadisme et économie de moyens. En s'appuyant sur ses réalisations culturelles anticonformistes : Théâtre Zingaro, Académie Fratellini, Académie du spectacle équestre de Versailles, lieu unique à Nantes ou condition publique à Roubaix… Audacieuse, évolutive, démontable, mobile, itinérante, éphémère… Cette architecture pose-t-elle les fondements d’une nouvelle conception durable bouleversant les conventions actuelles ?
- 24 mai
"Vers un urbanisme durable ?" - Vers une architecture de bio-logiques… Cycle Architecture et effet de serre. Carte blanche à François Grether.
Notre deuxième invité est François Grether, architecte-urbaniste, sur le thème : « vers un urbanisme durable ? »
Entre une urbanisation horizontale peu dense ou une urbanisation verticale très dense, il y a un juste équilibre. La planification d’une ville peut-elle être durable ? Comment anticiper les évolutions urbaines ? Comment maintenir un équilibre ? Comment faire évoluer une ville comme Paris, notamment sur le plan de la consommation énergétique ?
François Grether conçoit de nombreux projets urbains : à grande échelle, tel Confluence qui doublera le centre de Lyon, ou des projets plus modestes, comme Saint-Joseph de Porterie, au nord de Nantes mais aussi Euralille, la Courrouze, l'Ile Seguin, Clichy- Batignolles…
- 3 avril
"Vers une architecture verticale ?" - Carte blanche à Denis Valode Denis Valode, Agence Valode & Pistre, ouvrira le cycle des "Cartes blanches à…"
La France, après avoir longtemps posé un regard sévère et critique sur les tours, semble aujourd’hui sous le charme de la construction en hauteur, comme en témoigne le récent concours de la tour phare à La Défense ou la discussion autour des tours à Paris. La conception des gratte-ciel peut-elle s’inscrire dans une logique environnementale durable, une tour peut-elle être verte ? L’équipe Valode & Pistre a une grande expérience de la construction en hauteur, autant en matière de rénovation (Tour Initiale, tour Opus 12, tour du Front de Seine) qu’en matière de construction : La tour T1 sera livrée prochainement. L’agence a gagné le concours de la Tour Generali à la Défense d’une hauteur de 300 mètres.
2006
En partenariat avec la Maison de l’Architecture
- 3 octobre
La fabrique du territoire : le logement de demain pour une meilleure qualité de vie
Entre constat, attentes des habitants et action : comment agir, durablement, pour répondre à la demande de logement pour tous, en fabriquant un environnement urbain durable. Avec Cécile Felzines, membre du Conseil Economique et Social, rapporteur de l’étude : « Le logement de demain pour une meilleure qualité de vie » ; Mireille Ferri, Vice-présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France, chargée de l'Aménagement du Territoire, de l'Egalité Territoriale, des Contrats régionaux et ruraux ; Yves Laffoucrière, Directeur Général d’Immobilière 3F ; Dominique Boué, directeur du logement social au Crédit Agricole et Guilhem Roustan, architecte.
- 11 octobre
La Fabrique de la commande : le temps de l’urgence : la question du logement pour les plus démunis
Trouver une solution pour la nuit, la semaine, ou l’hiver. Bricoler à la petite semaine. Abriter ou habiter ? Une niche, une tente ou un toit ? Comment passer de la précarité à la pérennité ? Il faut construire vite pour un public fragilisé qui a besoin non seulement d’un toit, mais aussi d’accompagnement social. Invités : Michel Lalande, préfet de Paris ; Nicole Daures, présidente de l'association La Mie de Pain ; Djemila Zeneidi-Henry, géographe, chercheuse, auteur notamment, de « La rue domestiquée, reformulation de la notion d’espace domestique à travers l’expérience des SDF» et Augustin Rosensthiel, architecte lauréat du concours de la Maison Algéco.
- 24 octobre
La tribune des promoteurs : Dialogue entre Jean Luc Poidevin, Président de Villes et Projets / Nexity, et directeur général délégué au logement et Bernard Devert, prêtre et promoteur, animé par Pierre Lajus, architecte
Comment accepter que, dans la France de 2005, le logement soit devenu une difficulté pour des millions de personnes, un défi pour les collectivités, une urgence pour l'Etat ? Jean-Luc Poidevin fera le point sur la chartre "10 engagements pour favoriser l'accès au logement" lancée par Nexity, il y a un an et le Père Bernard Devert nous détaillera son engagement et son action au travers de cas précis.
En partenariat avec Qualitel au Musée des Arts et Métiers
- 27 novembre
Réhabilitation de logements : architecture et techniques.
Quelles pratiques pour demain ? avec : pour ARCHINOV, son président, Didier Klinkammer, Francis Martin Lavigne et Jean-Luc Chassais Pour les témoignages sur les certifications, deux architectes : Gérard Sénior et Didier Josseau
- 13 novembre 17 h
Assemblée Générale à l’Institut Vatel 122, rue Nollet
2005
- Carte blanche le 16 Mars à Jacques Ferrier, le 28 Juin à Architecture studio et le 1er Décembre prochain Alain Sarfaty
- Création d’un groupe de travail sur l’habitat pour tous
- Audition d’Archinov le 16 Février par le Conseil Economique et Social dans le cadre d’une saisine de la section Cadre de Vie sur le thème « Le logement de demain, pour une meilleure qualité de vie »
- Table ronde « Souriez, vous êtes HQE » le 20 Septembre
- 23 Novembre : ARCHINOV fête ses dix ans !
2004
- Les travaux du « Club innovation HQE » se poursuivent. Les groupes de travail des premières années ont évolué, leurs pratiques se sont diversifiées mais les préoccupations demeurent autour de quelques thèmes majeurs : habitat, démarche HQE et développement durable, espace de travail, qualimhôtel
2003
- Carte blanche le 19 Mars à Michel Regimbal et en Septembre à Nicolas Michelin
- Conférence Archinov : Lumière et transparence dans les espaces tertiaires le 10 Septembre, table ronde*Visite de l’école de l’Automatisme avec l’ADDI le 24 juin,
- Débat et travaux autour de la démarche HQE
- Création de l’Institut pour le Progrès dans la filière Construction par de nombreux acteurs de la construction dont Archinov
2002
- Carte Blanche le 16 Janvier à l’ADEME, le CSTB et Archinov sur l’intégration architecturale des panneaux photovoltaïques solaires, le 19 mars à Gilles Vexlard, le 19 Juin à Jean-Marie Charpentier, le 24 Septembre au groupe ACCOR, et le 3 Décembre à Yann Brunel. Thèmes de travail : l’habitat sous toutes ses formes avec, « Ou en est la domotique ? »
- « Le Feng Shui, une science pour l’harmonie des lieux » mais aussi une réflexion sur les matériaux : « l’architecte et les matériaux composites » ou en Septembre, les nouveaux bétons.
- Création d’un groupe de travail « Démarche HQE et développement durable »
2001
- Carte Blanche le 15 Mars à Edouard François, le 14 Juin à Jean Robert Mazaud, le 17 Septembre à Jean Marc Daniel, et le 6 Décembre à Jacques Rougerie
- Thèmes de travail de l’année 2001 :
- La Nouvelle Réglementation Thermique et les architectes
- L’habitat avec le « Diagnostic sanitaire de l’habitat » et la poursuite de la réflexion sur l’habitat du futur avec l’ADDI.
- Les composites dans le bâtiment et la construction
2000
- Carte blanche le 2 Mars à Jean Marie Finot, le 20 Juin à Claude Vasconi, le 19 Septembre à Arcora, et enfin le 5 Décembre à Pierre Riboulet.
- Parution en Février du « Guide de lecture de la norme ISO 9000 »
- Parution d’un aide mémoire élaboré avec l’ADDI pour réussir les petits espaces de travail : « Petits bureaux : espace branché ! »
- Qualimhôtel, ou l’innovation dans les méthodes d’intervention se met en place. Il s’agit d’apporter une offre collective de services et d’assistance aux industriels de l’hôtellerie, sur la base d’une méthodologie rigoureuse.
- Réalisé par Archinov en partenariat avec GDF, « le guide pratique de l’architecte : solutions gaz dans le résidentiel »
- Les travaux et réflexions sur le thème « Bâtiment et santé » continuent.
1999
- En Janvier, colloque Archinov/ Usinor sur le thème « des solutions pour construire avec l’acier » au Stade de France, en Mars, partenariat avec l’association HQE,
- Carte blanche à Jean Paul Viguier le 24 Mars, puis le 3 Juin à Claude Damery, le 7 Septembre à René Eladari, et le 7 Décembre à Paul Andreu. Les groupes de travail continuent leurs activités, notamment le GT1 avec « l’architecte et la démarche qualité : en route vers la certification ISO 9000. Par contre, les pôles régionaux peinent à émerger.
1998
- Carte blanche le 22 janvier à Canale 3, le 8 Avril à Paul Chemetov, le 2 Juin au cabinet Clerc, le 6 Octobre à Hélène Jourda, enfin le 18 Novembre à Hubert et Roy.
- Organisation de visites professionnelles, Weber et Broutin, Carrelage Desvres, Strafor, Guittet, Lafarge, DDI à Parthenay etc.
- Mise en place d’un partenariat Vivrelec-archinov en mai, suivi de la parution d’une brochure explicative et des fiches techniques illustrées.
- En Septembre, dans le cadre de l’appel à idées du Plan Construction et Architecture, animation d’une équipe retenue sur les réseaux multiservices pour l’habitat « PAGES partage et gestion des espaces et services ».
1997
- Carte blanche le 27 Février à Architecture Studio, le 24 Avril à Jean Marie Duthilleul, le 10 Juin à Marc Mimram,
- Les pôles régionaux démarrent avec l’Aquitaine et la Provence Côte d’Azur
- Archinov répond à la consultation du PCA pour les processus de programmation de la maîtrise d’ouvrage et visite en octobre l’usine Tryba
- Archinov s’implique dans le jury de l’innovation à Batimat.
1996
- Enquête pour Qualitel. L’association confie à Archinov une étude sur la pratique de la méthode Qualitel auprès des architectes pour identifier les réticences et proposer des aménagements pour réduire les freins à l’innovation.
- 1996, c’est aussi l’année des cartes blanches avec le 13 Février, les quatre architectes du Grand Stade, le 9 Avril, Reichen et Robert, le 18 Juin Valode et Pistre, le 15 Octobre RFR, le 13 Novembre Franck Hammoutène, et enfin Alain Maugard le 18 Décembre.
- Des partenariats se mettent en place avec le PCA, EDICONSTRUCT, qui deviendra l’année d’après MEDIACONTRUSTet l’ADDI.
1995
- Création d’ARCHINOV, le mouvement des architectes et de leurs partenaires pour le développement de l’innovation, par François Pélegrin et Jean-Jacques Terrin.
- Pourquoi adhérer à Archinov ? Parce que demain ne sera jamais plus comme hier, parce que ce n’est pas une véritable crise que nous vivons mais une véritable mutation, parce que ce n’est pas en ressassant de vieilles recettes que le secteur du bâtiment s’en sortira. Il nous faut plus que jamais faire appel à l’innovation et susciter le dialogue interprofessionnel. C’est pour cela qu’Archinov a été créé.
- Lancement des groupes de travail
- Lancement des Cartes Blanches en partenariat avec le CSTB : 13 Juin Carte Blanche à Bruno Gaudin, 15 Novembre Brunet et Saulnier
- Organisation de table ronde, notamment « les pratiques de la gestion de projet, les architectes et l’innovation » ou encore « L’architecte face aux nouveaux outils de la communication »
La Lettre
La Lettre d'Archinov n°30: Edito
2008 a été un très bon cru pour Archinov, avec la publication de l’ouvrage collectif « Ambiances, densités urbaines et développement durable » aux éditions PC. Un livre auquel nous croyons beaucoup, parce qu’il montre de façon concrète la vocation d’Archinov : être un lieu de débat pour tous les acteurs du cadre de vie, questionner les usages et explorer des pistes d’innovation, faire partager nos interrogations et nos hypothèses.
Cet outil pratique qui devrait favoriser le dialogue entre responsables politiques, maîtres d’ouvrage et architectes pour lutter contre l’étalement et promouvoir des ambiances urbaines agréables a reçu, semble-t-il, un bon accueil.
Nous poursuivons la même démarche au travers de nos cartes blanches. Alain Maugard nous a apporté un éclairage original et ouvert de multiples pistes de réflexions autour de la ville durable. Nous continuons les Cartes Blanches et cette année, nous invitons des femmes architectes. Ont-elles un discours autre, une approche différente ? La question est ouverte. Odile Decq a accepté d’inaugurer ce nouveau cycle. Puis nous recevrons le 3 Février prochain Françoise Hélène Jourda.
Merci de votre fidélité et merci de nous soutenir concrètement en pensant à renouveler votre cotisation pour l’année prochaine ! Nous vous souhaitons, d’ores et déjà, une excellente année 2009 et nous espérons vous accueillir toujours aussi nombreux à nos cartes blanches et autres manifestations…
Elisabeth Pélegrin-Genel, Présidente
→Télécharger l'intégralité de cette lettre (octobre 2008)
Les lettres précédentes sont encore en libre téléchargement :
Charte
Depuis une vingtaine d'années, il est de plus en plus banal de prédire une importante modification de notre environnement professionnel.
Depuis dix ans, nombreux sont ceux qui constatent des indices tangibles du changement prédit. Aujourd'hui, certains considèrent que la mutation est en partie accomplie... et pourtant, contrairement à la plupart de leurs partenaires de l'acte de bâtir, les architectes n'ont pas encore clairement exprimé de stratégie professionnelle face à ces transformations sociales, économiques, techniques qui mettent leur exercice en question... même si certains ont adopté individuellement des positions innovantes pour y répondre.
L'ambition d'ARCHINOV est d'apporter cette réponse pour participer à l'évolution de la recherche opérationnelle en France et en Europe
CONSTITUER
Le lieu de débat et de réflexion technique qui fait aujourd'hui défaut dans la profession, autour des architectes ayant acquis une expérience théorique et pratique dans différents domaines d'innovation.
ANIMER
pour mieux articuler recherche et pratique, un dialogue permanent avec les partenaires publics et privés fondé sur quatre types d'échanges :
- entre architectes
- entre architectes et chercheurs
- entre maîtres d'oeuvre et autres professionnels
- entre professionnels et pouvoirs publics
DÉFINIR ET ACCOMPAGNER
des projets de recherche et développement touchant l'évolution de la profession
FAIRE SAVOIR
en diffusant des connaissances pour faire passer auprès des professionnels, les résultats et les implications des recherches les plus marquantes (formation, etc. )


