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La ville intelligente table ronde du 1er avril avec In Situ et Archinov à Sciences Po

25 mai

Ils sont venus nombreux, très nombreux, et de tous horizons, à notre table ronde sur la Ville Intelligente le 1° Avril 2015 : l’Amphi Chapsal était plein, et l’intérêt était grand pour ce qui constitue la première édition de notre série de conférences autour de la smart city et de ses enjeux.

Autour de la table (et sur l’estrade), InSitu et Archinov ont réuni quatre acteurs de la Ville Intelligente, qui se sont succédés pour donner leur point de vue de chercheur, de consultant, de professeur ou d’acteur de la gouvernance urbaine sur cet objet encore mal identifié.

Notre enquête commence par quelques mystères.

[…]

Toit sur Toit, une expo et un colloque

8 sept

Retour sur le Colloque « TOIT SUR TOIT »,  le jeudi 4 Septembre 2014 à la maison de l’architecture à Paris.

 

Cette rencontre, dans le cadre de l’exposition Toit sur Toit, explorait la modification des toits parisiens sous plusieurs facettes, les enjeux et les questionnements qu’une intervention en toiture pose. Pour les organisateurs, l’objectif est d’initier un débat transversal sur la surélévation avec des intervenants de différentes disciplines, en interrogeant tant le local que le global, l’ordinaire que l’extraordinaire.

Une introduction de Luca Merlin qui fait appel à la rêverie, une incursion du côté des altanes, ces petites constructions vénitiennes éphémères sur les toits avec Jean Paul Robert et le ton est donné : les toits c’est d’abord une histoire d’imaginaire. On passe aux questions sérieuses avec le regard de Vincent Renard,  économiste qui s’interroge sur la variété des mécaniques qui conduisent à occuper les toits et s‘inquiète, comme d’autres intervenants,  de la ségrégation possible.

Luc Abbadie soutient une vision écologique : le verdissement des toits est une option à envisager systématiquement si on veut agir sur la gestion des eaux pluviales, la température et la préservation de la biodiversité. Nicolas Bel illustre ensuite ce propos avec ses « topagers ». Une démonstration éclatante que l’agriculture urbaine n’est pas une chimère et qu’on peut produire sur les toits toutes sortes de légumes dans des bacs. Au passage cela permet de recycler des déchets organiques, de raccourcir les circuits de distribution et de créer des emplois solidaires, car sur le toit le travail se fait à la main… Sabri Bendimérad nous aide à interroger nos perceptions de la densité et la subjectivité de cette notion. Le ressenti est plus lié à la hauteur qu’à une réelle densité de peuplement. Les toitures représentent effectivement un jeu de possibles à manier toutefois avec précaution.  L’historienne Emmanuelle Garo brosse une approche (passionnante) des formes architecturales à partir des conduits de fumée. La conquête des toits dans les années 60 du à la diffusion du chauffage central puis surtout du chauffage urbain a totalement changé nos typologies et offert de nouvelles surfaces.  Par contre cette liberté n’a pas duré : aujourd’hui les toits supportent les VMC et les panneaux solaires. Une  visite au perchoir, un restaurant niché sur les toits et la présentation de quelques projets avec des « excroissances »  de l’agence Jakob+MacFarlane clôturent les communications, avant un débat animé avec un public parfois dubitatif. Cette promenade sur les toits de Paris, absolument passionnante, se poursuivra les 11 et 18 Septembre.

L’exposition se prolonge jusqu’au 28 Septembre!

Elisabeth Pélegrin Genel

Lien  : Toit sur Toit

 

Point Haut : un chantier ouvert au public (publié par le Huffington Post le 17/04/14)

28 avr

Avec la rénovation d’un lieu de création situé sur une friche industrielle à Saint Pierre des Corps, le constructeur/scénographe Patrick Bouchain et l’agence Construire démontrent magistralement que la fabrication de l’urbanité commence dès le chantier. 

Patrick Bouchain poursuit inlassablement ses explorations architecturales et sociales. Cet architecte s’intéresse depuis longtemps à la reconquête des lieux industriels et trace une voie originale à contre courant des pratiques habituelles : « On a des bâtiments trop finis. C’est comme si c’était une mort avancée. Pour faire des lieux ouverts, il faut construire des lieux bruts qui laissent la possibilité à son occupant d’oser le transformer lui-même, de se l’approprier ». Il a appliqué cette démarche singulière lors de la rénovation du Lieu Unique à Nantes, de la Condition publique à Roubaix ou du réaménagement de la friche Belle de Mai à Marseille. A chaque fois, il préserve ce qui peut l’être.  Sa devise, c’est « consolider plutôt que réparer, réparer plutôt que restaurer, restaurer plutôt que refaire, refaire plutôt qu’embellir ». (AMC, 143, mai 2004) Une philosophie simple à première vue qui nécessite un soin particulier et un engagement total : il s’agit de lutter en permanence contre les habitudes, les normes et règlements, de les réinterroger, de les réinterpréter pour les rendre conformes à la réalité et non l’inverse.

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http://www.huffingtonpost.fr/elisabeth-pelegringenel/architecture-un-chantier-ouvert-au-public_b_5165800.html?utm_hp_ref=france

 

Architect@work, Paris les 10 et 11 Octobre 2013

14 oct

Archinov tient salon tous les ans à architect@work. Une ambiance noire et chic, une sélection rigoureuse de produits innovants et des événements culturels notamment la Carte Blanche Spéciale organisée par notre association, en partenariat avec le CSTB et Le Moniteur. Voilà la recette de ce salon pas comme les autres, à la scénographie soignée, qui rassemble chaque année plus de 5000 visiteurs sur deux jours. Cette année nous avons accueilli Dietmar Feichtinger (voir le Compte rendu sur le site d’Archinov) et rencontré nos adhérents. A l’année prochaine !

Comment occuper joyeusement une place de parking ? PARK (ing) DAY c’est le 20 et 21 Septembre prochain !

12 sept

Une aventure née à San Francisco en 2005, portée par REBAR, un collectif d’artistes et relayée en France notamment par DEDALE. REBAR appelle chacun à « occuper joyeusement une place  de parking ». Sept ans plus tard, près de 200 villes dans plus de 30 pays participent.

Le principe est simple et sympathique : Il suffit de prendre les choses au pied de la lettre. Une place de stationnement dans une rue, c’est un morceau d’espace public mis à la disposition de l’automobiliste pour quelques heures moyennant finances. Une location temporaire contre une transaction financière. Une règle simple et facile à respecter même  si, en définitive, on n’y gare pas sa voiture mais soi-même, ses amis et ses créations.

Potager, poulailler, minigolf, pataugeoire pour enfants, immense jeu d’échec, salon de massage, pétanque ou belotte, plage, exposition artistique, scène de théâtre, bureau ou librairie temporaire, tout est possible !

 

L’idée est d’inviter chacun à transformer une place de parking pour engager une réflexion sur la place de la voiture et sensibiliser les habitants à l’espace public de leur ville.  En fait, cette réflexion cède le pas au simple divertissement éphémère. Le fun plutôt que la rébellion.

Ce détournement ludique, s’il n’entraîne pas un véritable débat sur la ville, pose quelques questions. Est-on  dans la transgression ? A première vue oui, mais au fond, pas vraiment : On occupe, en toute légalité, une surface puis on remet tout en état avant de partir. Il ne s’agit pas non plus d’une nouvelle forme d’appropriation de la ville. Une journée, une fois par an, c’est un peu court. Cette limitation dans le temps interdit, de fait,  tout débordement. La nuit venue, on rend ces précieux mètres carrés à la voiture qui a droit à un lieu propre, éclairé, et sûr. Occuper un recoin de trottoir, une embrasure de porte, un banc, pas de problème. Les SDF le font toute l’année. Mais squatter une place de parking pour s’installer plus confortablement, non ce n’est pas possible.

Le vrai détournement serait de tenir dans la durée : Imaginez une place de votre rue qui changerait d’usage et d’aménagement toutes les semaines, en accueillant et en mobilisant des publics variés et des initiatives diverses. Un endroit inédit pour se pencher sur l’accessibilité de tous en ville, sur l’aménagement de l’espace public, rarement conçu « en soi » mais toujours comme une résultante des contraintes liées à la voiture.

Le succès des « manifestations » de reprise de la ville par les piétons, les rollers, ou les vélos est indéniable. Après la fête de la musique, la fête des voisins, PARK (ing) day deviendra-t-il le nouvel événement incontournable ? Une sorte de défoulement collectif soigneusement encadré, de divertissement géant, comme la ville en raffole ?

Finalement, on peut se demander si cet appétit de performances très réussies et de moments ludiques est le premier pas indispensable d’une vaste sensibilisation, d’une mobilisation citoyenne, ou au contraire un moyen de noyer le poisson,  une échappatoire pour faire l’économie d’un débat plus global sur l’urbanité. Les paris sont ouverts et en attendant allez voir les installations !

 Lien: Parking Day en France

Elisabeth Pélegrin-Genel

Exposition // Fabienne BULLE

10 juin

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C’était à voir du 19/04 au 18/05/13 à la Galerie d’architecture 11, rue des blancs manteaux – 75004 – Paris. ARCHINOV y est allé.

« Une exception française ». Cette exposition est une exposition découverte : On pénètre et on explore le monde conceptuel de Fabienne Bulle comme un enfant fouillerait un grenier, avec plaisir, fascination et émerveillement. Béton, bois, acier corten, – croquis, maquettes, échantillons, textes, … Multiple, riche, complexe, la palette de l’architecte, tout comme son expression conceptuelle, est là, offerte généreusement. La silhouette est droite, le pas est sûr, le regard dirigé résolument vers les sommets. Fabienne Bulle pourrait être Suisse, Autrichienne, montagnarde et pourtant ! Son architecture est comme la personne : franche, directe, soignée, dure et attachante. Qui a dit que seuls les architectes suisses savent construire ?

Fabienne Bulle à La Galerie d’Architecture

Auteur: Jean-Luc Chassais

 

Exposition // Diébédo Francis Kéré

14 mai

 

 

«Un baobab seul, c’est comme une note de musique. Plusieurs arbres créent un rythme. On a besoin de répétition, mais aussi de notes différentes. L’espace entre ces arbres est extraordinaire. C’est ça l’architecture»

La très belle exposition « Bridging a Gap – Jeter un Pont » consacrée à l’architecte Burkinabé Diébédo Francis Kéré par le centre d’architecture Arc en Rêve à Bordeaux est prolongée jusqu’au 19 Mai.

« Mon objectif est de jeter un pont entre l’Afrique et les pays développés, où, finalement, bâtir selon des critères de durabilité se révèle être un point commun»

Diébédo Francis Kéré commence à construire au Burkina Faso dès 1999, alors qu’il est encore étudiant, une école dans son village de Gando, puis un collège, et un lycée à Dano en 2007. Il réalise au Mali le centre de l’architecture en terre en 2010. Son chantier en cours est le village Opéra, à proximité de Ouagadougou. Pour Diébédo Francis Kéré, chaque construction doit apporter une nouveauté technique porteuse d’identité, et l’acte d’édifier est tout autant un moyen de développement par l’éducation qu’un outil de recherche et d’échanges de savoirs. Dans cet objectif, l’architecte adapte les modes de construction traditionnels de sa terre natale et invente une architecture dont la simplicité, la générosité et l’élégance, expriment une grande modernité. Conçus et portés par l’architecte dont l’implication est totale, les projets sont réalisés par les habitants, hommes, femmes et enfants du village. Ces chantiers sont le lieu d’expériences qui convoquent les savoir-faire africains dans l’exercice de bâtir savamment.

A voir de toute urgence.

Planet of Slums (Mike Davis, 2004)

11 mai

 

Article de référence sur la question des bidonvilles, Planet of Slums est – à l’image de son auteur – un article engagé et controversé. Militant pour les droits civiques dans les années 60, membre de cercles néo-marxistes lors de ses années passées en Grande Bretagne, brièvement engagé au parti communiste, Mike Davis entend faire de Planet of Slums un article résolument critique d’un modèle néolibéral qu’il considère comme responsable de la pauvreté urbaine grandissante. […]

Une balade du côté de Lens le 19 Avril

21 avr

Avec AMO et l’Association Sciences-Po Urba, ARCHINOV proposait à ses adhérents une belle journée de découverte architecturale, avec la visite du musée absolument magique du Louvre Lens, en compagnie du directeur de la communication du Musée et de Louis-Antoine Grégo, chef du projet Louvre, agence SANAA. Une réalisation discrète, minimaliste, toute en transparence et reflets, respectueuse de son environnement minier, fréquentée ce vendredi par un public très nombreux. Pourtant, dans la grande galerie du temps, personne ne se dérange et chacun invente son propre cheminement autour des œuvres d’art. Nous nous sommes intéressés ensuite au projet d’aménagement autour du Louvre avec la conférence de Guillaume Hébert.

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