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Eloge de la couleur, exposition à la Piscine, Roubaix

2 mar

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Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 avec un programme inédit d’expositions et d’événements à travers la France.

Fruit d’un partenariat entre La Piscine et le Centre Pompidou, La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix présente à cette occasion, plus de 170 œuvres prêtées par le Centre Pompidou.

Réunies pour la première fois, ces œuvres témoignent de l’exceptionnelle implication des coloristes dans l’architecture, l’urbanisme, le design, le graphisme, le paysage.

France Lavergne-Cler, architecte et consultante couleur, membre d’ARCHINOV, y expose…

 

L’histoire familiale de la villa Savoye

1 sept

Vous croyez connaître par cœur la Villa Savoye  et votre bibliothèque croule sous les ouvrages parus sur, pour ou contre (rayez les mentions inutiles) Le Corbusier cette année, 50 ans après sa mort ? Pourtant, nous vous invitons à lire un petit livre de Jean Marc Savoye, les heures claires de la villa Savoye illustré par Jean-Philippe Delhomme.
L’auteur est le petit-fils des propriétaires. Il nous raconte la maison, de l’intérieur, au travers de l’histoire familiale, de la première lettre de commande de Madame Savoye aux courriers plus épineux quand le chauffage central ne fonctionne pas et qu’il pleut sur la rampe. Qui se souvient que la villa Savoye a été réquisitionnée par les allemands pendant la guerre puis occupée par les américains et enfin transformée par madame Savoye en exploitation agricole en 1947 ? « Et c’est ainsi –étonnant paradoxe- que cette maison tellement moderne dans son esprit, sa forme, dans ses matériaux et dans l’usage qui en était fait, se trouve sauvée de l’abandon par l’activité la plus traditionnelle qui soit »

Jean-Marc Savoye montre l’énergie et l’extraordinaire modernité de ses grands-parents et rapporte une anecdote croustillante lors des fiançailles du fils des Savoye. Le père de la fiancée lui dit « ma chérie, je te plains de rentrer dans une famille qui a fait construire une maison pareille »… Et le lecteur referme le livre,  un peu envieux : il aurait aimé avoir de tels grands-parents !

 

Les heures claires de la villa Savoye, Jean-Marc Savoye et Jean-Philippe Delhomme, éditions quatre chemins, 19 Euros

Elisabeth Pélegrin-Genel

La ville intelligente table ronde du 1er avril avec In Situ et Archinov à Sciences Po

25 mai

Ils sont venus nombreux, très nombreux, et de tous horizons, à notre table ronde sur la Ville Intelligente le 1° Avril 2015 : l’Amphi Chapsal était plein, et l’intérêt était grand pour ce qui constitue la première édition de notre série de conférences autour de la smart city et de ses enjeux.

Autour de la table (et sur l’estrade), InSitu et Archinov ont réuni quatre acteurs de la Ville Intelligente, qui se sont succédés pour donner leur point de vue de chercheur, de consultant, de professeur ou d’acteur de la gouvernance urbaine sur cet objet encore mal identifié.

Notre enquête commence par quelques mystères.

[…]

Portfolio // Embarquez pour la Petite Ceinture de Paris (Nouvel Observateur)

16 sept

Paris entre les murs n’en finira jamais de surprendre. Comment imaginer qu’un espace si dense abrite encore tant de merveilles inexplorées, d’espaces vides et délaissés ? Dans cette série de photos, Pierre Folk nous emmène en ballade le long de la « petite ceinture parisienne », vestige d’une ligne de train construite au XIX qui nous rappelle fortement le trajet du tram actuel. Au temps où la reconquête et la rénovation urbaines s’affichent comme un moteur de développement urbain, les images de cette voie ferroviaire interrogent le spectateur-promeneur à la fois sur la manière de reconquérir un espace aussi précieux que sur l’importance du vide urbain et des espaces « interstitiels » qui décousent la ville autant qu’ils la fabriquent.

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Charlotte Degoulet

Lien: Embarquez pour la petite ceinture de Paris 

 

Toit sur Toit, une expo et un colloque

8 sept

Retour sur le Colloque « TOIT SUR TOIT »,  le jeudi 4 Septembre 2014 à la maison de l’architecture à Paris.

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Cette rencontre, dans le cadre de l’exposition Toit sur Toit, explorait la modification des toits parisiens sous plusieurs facettes, les enjeux et les questionnements qu’une intervention en toiture pose. Pour les organisateurs, l’objectif est d’initier un débat transversal sur la surélévation avec des intervenants de différentes disciplines, en interrogeant tant le local que le global, l’ordinaire que l’extraordinaire.

Une introduction de Luca Merlin qui fait appel à la rêverie, une incursion du côté des altanes, ces petites constructions vénitiennes éphémères sur les toits avec Jean Paul Robert et le ton est donné : les toits c’est d’abord une histoire d’imaginaire. On passe aux questions sérieuses avec le regard de Vincent Renard,  économiste qui s’interroge sur la variété des mécaniques qui conduisent à occuper les toits et s‘inquiète, comme d’autres intervenants,  de la ségrégation possible.

Luc Abbadie soutient une vision écologique : le verdissement des toits est une option à envisager systématiquement si on veut agir sur la gestion des eaux pluviales, la température et la préservation de la biodiversité. Nicolas Bel illustre ensuite ce propos avec ses « topagers ». Une démonstration éclatante que l’agriculture urbaine n’est pas une chimère et qu’on peut produire sur les toits toutes sortes de légumes dans des bacs. Au passage cela permet de recycler des déchets organiques, de raccourcir les circuits de distribution et de créer des emplois solidaires, car sur le toit le travail se fait à la main… Sabri Bendimérad nous aide à interroger nos perceptions de la densité et la subjectivité de cette notion. Le ressenti est plus lié à la hauteur qu’à une réelle densité de peuplement. Les toitures représentent effectivement un jeu de possibles à manier toutefois avec précaution.  L’historienne Emmanuelle Garo brosse une approche (passionnante) des formes architecturales à partir des conduits de fumée. La conquête des toits dans les années 60 du à la diffusion du chauffage central puis surtout du chauffage urbain a totalement changé nos typologies et offert de nouvelles surfaces.  Par contre cette liberté n’a pas duré : aujourd’hui les toits supportent les VMC et les panneaux solaires. Une  visite au perchoir, un restaurant niché sur les toits et la présentation de quelques projets avec des « excroissances »  de l’agence Jakob+MacFarlane clôturent les communications, avant un débat animé avec un public parfois dubitatif. Cette promenade sur les toits de Paris, absolument passionnante, se poursuivra les 11 et 18 Septembre.

L’exposition se prolonge jusqu’au 28 Septembre!

Elisabeth Pélegrin Genel

Lien  : Toit sur Toit

 

Empty Spaces

23 mai

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Si les mutations économiques récentes (à la fois causées par la crise économique ayant démarrée en 2008 et les recompositions spatiale et sectorielle des tissus économiques locaux) ont déjà posées de manière claire la question des « villes fantômes », cette série de photographies réalisée par Johny Joo nous en fournit des images concrètes.
Ces clichés posent avec beaucoup d’acuité la question du devenir des lieux et de l’échelle de temps a laquelle leur usage doit être pensé. Ils ont également le mérite de nous interroger une nouvelle fois sur la manière de construire (ou déconstruire) et sur la nécessité de détacher le lieu de son usage, pour en permettre une reconversion plus aisée. Au delà, tous ces lieux désormais vides rappellent que nous laissons une emprunte forte sur nos territoires de vie, et qu’il est donc capital de promouvoir un développement réfléchi.
En tout cas, On attend le livre complet Empty Spaces avec impatience…

Charlotte Degoulet

Lien: Empty Spaces

Point Haut : un chantier ouvert au public (publié par le Huffington Post le 17/04/14)

28 avr

Avec la rénovation d’un lieu de création situé sur une friche industrielle à Saint Pierre des Corps, le constructeur/scénographe Patrick Bouchain et l’agence Construire démontrent magistralement que la fabrication de l’urbanité commence dès le chantier. 

Patrick Bouchain poursuit inlassablement ses explorations architecturales et sociales. Cet architecte s’intéresse depuis longtemps à la reconquête des lieux industriels et trace une voie originale à contre courant des pratiques habituelles : « On a des bâtiments trop finis. C’est comme si c’était une mort avancée. Pour faire des lieux ouverts, il faut construire des lieux bruts qui laissent la possibilité à son occupant d’oser le transformer lui-même, de se l’approprier ». Il a appliqué cette démarche singulière lors de la rénovation du Lieu Unique à Nantes, de la Condition publique à Roubaix ou du réaménagement de la friche Belle de Mai à Marseille. A chaque fois, il préserve ce qui peut l’être.  Sa devise, c’est « consolider plutôt que réparer, réparer plutôt que restaurer, restaurer plutôt que refaire, refaire plutôt qu’embellir ». (AMC, 143, mai 2004) Une philosophie simple à première vue qui nécessite un soin particulier et un engagement total : il s’agit de lutter en permanence contre les habitudes, les normes et règlements, de les réinterroger, de les réinterpréter pour les rendre conformes à la réalité et non l’inverse.

Lire la suite

http://www.huffingtonpost.fr/elisabeth-pelegringenel/architecture-un-chantier-ouvert-au-public_b_5165800.html?utm_hp_ref=france

 

Morphologies Urbaines

22 avr

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Regarder la ville depuis le ciel est toujours source d’enrichissement et d’apprentissage. Voir ce que le piéton, qu’il soit avisé ou non, ne peut voir, comprendre comment la tâche urbaine a évolué au fil du temps et observer la manière dont l’urbaniste (et/ou architecte) laisse une trace pérenne .

Vu du ciel, on s’extasie devant ces plans masse devenus réalité autant qu’on s’interroge sur les interstices entre les différents projets qui composent la ville. Quelle cohérence peut on trouver dans cet assemblage, cette mosaïque de morphologies urbaines? Comment tisse t-on des liens entre les différentes pièces du patchwork?
Lieux, liens, liants. Trois notions fondamentales, interconnectées, qui prennent alors tout leur sens. L’urbaniste et l’architecte de l’Espace Public semblent avoir de beaux jours devant eux.
Charlotte Degoulet

Lien: Morphologie urbaine de Mexico

Exposition // New York in Black, Galerie de l’Europe

11 déc

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« New York in Black »: en lisant le titre, j’ai d’abord pensé à une exposition de photos en noir et blanc. Plutôt classique. Simple mais efficace dirait-on, la photographie bicolore restant un délice intemporel. Et puis les premiers clichés ont révélé la nature du « black ». « Noir » comme sans lumière, sans cette lumière que nous considérons désormais comme ancrée dans notre quotidien et dans le paysage urbain. Cette exposition promet une belle réflexion sur la place de l’éclairage – public et privé – dans la fabrique de l’image urbaine et dans la pratique des espaces. Eclairant.

Lien: New York in Black par Christophe Jacrot à la Galerie de l’Europe, du 4 Décembre au 11 Janvier 

Charlotte Degoulet

Architect@work, Paris les 10 et 11 Octobre 2013

14 oct

Archinov tient salon tous les ans à architect@work. Une ambiance noire et chic, une sélection rigoureuse de produits innovants et des événements culturels notamment la Carte Blanche Spéciale organisée par notre association, en partenariat avec le CSTB et Le Moniteur. Voilà la recette de ce salon pas comme les autres, à la scénographie soignée, qui rassemble chaque année plus de 5000 visiteurs sur deux jours. Cette année nous avons accueilli Dietmar Feichtinger (voir le Compte rendu sur le site d’Archinov) et rencontré nos adhérents. A l’année prochaine !